CAGE ET SERIN
Mon Dieu, ce sera donc toujours la même chose? Ils dînaient tous les deux chez Désiré Bcaurain. Le cavalier propose et la dame dispose : La femme est une cage, et l'homme est un serin.
Le cavalier payant semblait un bon jeune homme; Elle était jeune aussi; moins enfant, moins d'entrain: Il voulait tout offrir; elle était économe ; La femme est une cage, et l'homme est un serin.
Elle ne voulait pas sa ruine complète ;
Quand on veut aller loin on ménage son train ;
Ce soir, le gardénia se faisait violette,
La femme est une cage, et l'homme est un serin.
Elle était le ménage ; il était le poème ;
Elle était le couplet, il était le refrain.
Elle parlait a homard », il répondait : « Je t'aime ! »
La femme est une cage, et l'homme est un serin.
De son sourire aimable elle n'était pas chiche ; Elle tournait la tête et regardait un brin Certain vieux décoré qui paraissait fort riche ; La femme est une cage, et Thomme est un serin.
A la fin, le lion emporta la gazelle ; Ils partirent tous deux, lui, raide comme un crin, Elle, souple et modeste... On ne regarda qu'elle : La femme est une cage, et l'homme est un serin.
Je vois que ce sera toujours la même chose. La vieille expérience a gravé sur l'airain Que l'on regrettera toujours la saison rose Où l'on avait la cage, et qu'on était serin.
PREMIKRE PARTIK 9^