PREMIERE PARTIE 12 I
Puisque nous sommes envahis Par ces gaités et ces tristesses Qui déshonorent un pays En le façonnant aux bassesses; O France, puisque tes enfants N'ont plus un mépris qui te venge Pour ces histrions triomphants, Pour ces conquérants de la fange ; Puisque cet art, cet art nouveau, Fait leur orgueil et leur délice, Et rabaisse au même niveau L'indifférent et le complice ; Puisque ton jour est sans soleil.
Puisque ta nuit n'a plus d'étoiles.
Attendons l'heure du réveil Avant de déployer nos voiles.
Constructeur, ne te lasse pas ; Avec l'équerre et le compas, Poursuis ton œuvre accoutumée.
Mais laisse à l'abri ton vaisseau ; Il reprendra le fil de l'eau Quand l'eau sera pure et calmée.