ORPHELINS
Orphelins, à nous l'espérance !
Que d'êtres, au fatal pouvoir, Laissent leur fils dans l'ignorance, Grands yeux ouverts pour ne point voir.
Ici la bonté nous dispense L'instruction, suprême avoir, En nous montrant la récompense Dans le travail et le devoir.
L'instruction chasse l'envie ; Forts pour les luttes de la vie, Riches d'un trésor sans pareil.
Enfants, à tête brune ou blonde.
Lé soleil luit pour tout le monde.
Prenons notre part du soleil !
29 septembre 1882.
FETIS
Quand l'aiglon devient aigle et, comme le génie, Sous le ciel, dans son vol, s'inonde de clarté, Roi des airs, saluant l'étendue infinie, Il songe à l'humble nid d'où sort sa Majesté !
Fétis eut pour berceau notre ville chérie ; Il aimait, comme nous, notre vieille cité ; Musicien, il a le monde pour patrie, Mais tout son cœur nous est resté.
Oui, Fétis est de ceux dont s'honore le monde. Son œuvre, ses écrits, sa science profonde Dans les siècles futurs seront toujours vivants.
Mons a pour tous ses fils des entrailles de mère : Elle daigne sourire au succès éphémère, Elle sait acclamer ses illustres enfants !
Mons, mars 1884.
A W LÉONIE DENUIT,