QUI MA OFFERT GRACIEUSEMENT SES PREMIERS VERS
Je suis heureux, ô jeune fille, Cœur, esprit fraîchement ouverts.
Après ta prose si gentille, De saluer tes premiers vers.
Des vers I — Si le sot te houspille, En s'écriant : « Dieu ! quel travers I » Réponds que dans les arbres verts La fauvette au printemps babille ;
Qu'elle veille et charme son nid.
Sous le grand ciel qui le bénit ;
Que, comme toi, la Muse est femme !..
Près de ta mère, au doux foyer, Veille en disant, pour l'égayer, Les chants que Dieu mit dans ton âme.
Mons, 1883.