M*A ADRESSÉ SA COMMANDE EN VERS
Puis je désire avoir, grùce à votre industrie, Un bon fusil de chasse où je veux, tout entier, Inscrit en lettres d'or, le nom du chansonnier Dont les refrains connus sont chers à la patrie.
Pi'ince de C. C.
2 mars 1873.
Air: Faut d'Ici vertu, pas trop n'en faut 'fii).
Vos vers me sont une relique D'autant qu'un sort presque fatal Vous a fait noble et catholique ; Je suis du peuple et libéral.
Prince, les vers du gouverneur
Au chansonnier font grand honneur.
Votre amabilité me charme :
Parce que j'ai quelque renom, De moi vous désirez une arme Sur laquelle on lise mon nom.
Prince, etc.
Bh.
Voici votre arme : elle est parfaite ; Grâce à votre excellent coup d'œil, Au bois que de lièvres en fête Et qui bientôt prendront le deuil.
Prince, etc.
La concurrence n'est pas mince Aux lauréats mélodieux, Si les gouverneurs de province Parlent le langage des Dieux !
Prince, etc.
Je vous ai vu violoniste :
Le chant semblait sortir du cœur ; Je ne voyais plus que Fartiste Et j'oubliais le grand seigneur.
Prince, etc.
Un ange adorable, une femme, A ce concert délicieux Mettait la note de son àme :
L'idéal descendait des cieux.
Prince, etc.
Nous étions trois ; quel doux mystère !
Au loin s'envolait ma raison
Il fallait retoucher la terre :
Ce fut le tour de la chanson.
Prince, etc.
Aux artistes que Dieu nous donne Allez fièrement vous unir :
Ceux-là que le talent couronne Sont les princes de l'avenir.
Prince, les vers du gouverneur
Au chansonnier font grand honneur
oo