‹ Nouvelles chansons et poésiesChapitre 29 sur 131 · Jules Anspach · texte numérisé non relu

Jules Anspach

Pour la chanson qui dans ces lieux s'égare, Tant de talents réunis à la fois Sont l'éclatante et joyeuse fanfare Qui de l'oiseau couvre la faible voix.

Et cependant j'ose chanter encore.

Puisqu'un soupir peut entr'ouvrir le ciel, Le soir venu, je veux, comme à l'aurore, Joindre ma note à l'hymne universel.

Oui, je vieillis, commune destinée, Ai-je le droit de me plaindre d'ailleurs : A ce banquet je trouve, chaque année.

Les vins plus vieux et les amis meilleurs.

Novembre 1871.

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