Jules Anspach
Pour la chanson qui dans ces lieux s'égare, Tant de talents réunis à la fois Sont l'éclatante et joyeuse fanfare Qui de l'oiseau couvre la faible voix.
Et cependant j'ose chanter encore.
Puisqu'un soupir peut entr'ouvrir le ciel, Le soir venu, je veux, comme à l'aurore, Joindre ma note à l'hymne universel.
Oui, je vieillis, commune destinée, Ai-je le droit de me plaindre d'ailleurs : A ce banquet je trouve, chaque année.
Les vins plus vieux et les amis meilleurs.
Novembre 1871.