‹ Nouvelles chansons et poésiesChapitre 28 sur 131 · LE JOUR DE LEUR MARIAGE · texte numérisé non relu

LE JOUR DE LEUR MARIAGE

Air : Tavais pêche po.r ignorance.

A deux bons cœurs le ciel donna

Un cher fils, une chère fille :

C'était Florent, c'était Anna

Qui sont l'espoir de leur famille.

Ici, vieil ami convié,

Je dis, — pardon si ma voix tremble — :

Enfants, ils s'aimaient d'amitié, ] n ■ .

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Aujourd'hui l'amour les rassemble. )

Les pères étaient deux amis, Désormais ils seront deux frères ; Leurs enfants par le ciel unis N'auront pas do destins contraires.

Une tendre mère a prié Et dit, en les voyant ensemble :

Enfants, ils s'aimaient d'amitié ; Longtemps que l'amour les rassemble.

Dans un an ce nouvel hymen Portera ses fruits, je l'espère ; Amis, debout ! le verre en main Et que chacun vide son verre.

Couple par le bonheur lié, Que le bel ange vous ressemble ; Vieux un jour que votre amitié Bénisse Dieu qui vous rassemble.

12 octobre 1871.

LA SAIiNTE CÉCILE.

COUPLETS A MES AMIS DE LA « SOCIÉTÉ ROYALE DE LA GRANDE HARMONIE », DE BRUXELLES.

Air de la Corde sensible.

Nobles enfants de la grande Harmonie, Sainte Cécile, en ce jour solennel, A réuni nombreuse compagnie A ce banquet musico-fraternel.

On fait ici des repas de chanoine Où l'amitié seule trace une loi :

Sans t'offenser, glorieux Saint Antoine, Sainte Cécile est plus grande que toi.

Je vous dirai quelque chanson nouvelle Que vous savez déjà depuis longtemps.

Crabbe, Ranwet, Jones et Dartevelle :

J'ai banqueté sous quatre présidents.

Je vois d'anciens amis du journalisme, A l'œil malin, au sourire moqueur, Qui, sous les froids dehors du scepticisme. Savent cacher tous les élans du cœur.

Pour boire au Roi, voici le grand Bourgmestre ' Dans sa parole on sent la loyauté...

Quand l'avenir nous menace peut-être, Buvons au Roi, puis à la liberté.

Aux pauvres gens en disputant sans cesse Tous les bienfaits qu'ils réclament encor, Sur les égouts, sources de leur richesse, Des tripotiers relèvent le veau d'or.

Le fanatisme et l'ignorance folle Prêchent la haine à la société :

Pour nous sauver, ouvrons partout l'école, Au nom sacré de la fraternité.

Nos fiers aïeux, ces géants de l'histoire, Des droits de tous se faisaient les soldats : Pour nous draper de leur manteau de gloire, Continuons leurs vigoureux combats.

Il est honteux de rester en arrière.

Rudes Flamands et courageux Wallons, Dans le chemin où brille la lumière Nous n'irons plus longtemps à reculons.

Pour oublier toutes les choses tristes, L'esprit charmé, le cœur tout grand ouvert, Nous entendrons de célèbres artistes :

Silence, amis, c'est l'heure du concert.

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