‹ Nouvelles chansons et poésiesChapitre 60 sur 131 · A LA PRINCESSE STÉPHANIE · texte numérisé non relu

A LA PRINCESSE STÉPHANIE

A PROPOS DE LA FETE POPULAIRE ORGANISÉE PAR LA VILLE DE BRUXELLES, 2 MAI 1881.

Air : Donnez-vous la peine d'attendre (30).

Un grand Prince à toi va s'unir ; Il t'a donné son âme entière ; De l'hymen que Dieu va bénir, Noble enfant, la Belgique est fière.

Roi, peuple, le cœur transporté, Veulent te fêter dans la rue :

Ici, future Majesté, Dans ta jeunesse et ta beauté, C'est le pays qui te salue ! (Bis.)

Le rossignol est de retour Ainsi que la gentc hirondelle.

C'est le printemps : Partout l'amour Redit sa chanson immortelle.

La fleur, sous des cieux éclatants, A la fleur répond tout émue ;

La nature a des vœux ardents

Pour sourire à tes dix-sept ans C'est le printemps qui te salue I

Comme ta mère, pour charmer, Tu nous parais la grâce même :

Dans l'Empire où l'on va t'aimer, Songe au petit coin où l'on t'aime.

Auprès du trône, enfant, tu vois Les ambassadeurs, tête nue ; Ils représentent à la fois Et les Nations et les Rois :

C'est le monde qui te salue !

LE VIEILLARD k LA FÉE.

Musique de Vauteur des imroles (Q).

Veux-tu m'aimer ? Moi, je t'adore I Au fond du bois, sous le ciel bleu, Tu m'apparais : Ah 1 reste encore I Réponds : Veux-tu m'aimer un peu ?

Blonde fée, aux yeux pleins de charmes. As-tu peur de mes cheveux blancs ?

Tendant vers toi mes bras tremblants, Je souris à travers mes larmes !

Sous ton regard si ravissant, Se peut-il que l'homme s'abuse ?

Esprit céleste ou malfaisant, Es-tu la franchise ou la ruse ?

Autour de toi tout se transforme Dans un rayonnement soudain :

Les verts taillis, le chêne et l'orme Me semblent sortir de l'Eden ; Le chant d'oiseau qui te louange Ne vient-il pas du paradis ?

Dans ta beauté tu resplendis :

Réponds-moi ! tu dois être un ange

Sous ton regard, etc.

Ne tremble plus, dit l'Immortelle,

En m'admirant ne tremble plus

Je mets la divine étincelle

Au front de mes rares élus.

En dépit de prétendus sages,

L'esprit de l'artiste est porté

Vers la suprême vérité

Quand on le croit dans les nuages !

Sous mon regard si ravissant, Je pardonne au cœur qui s'abuse ; Je vais de l'homme au tout-puissant ; J'ouvre le ciel : Je suis la muse !

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