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Nouvelles

Inès de las f*ienra« %^oya|;e «lana le I*ara:;uay-lloux I^ra Marionnettes.— Le% ia(han-le-Long Hurlublcu — Lydie tiW Yiaion — Franciacna Columna

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CHAHPENTIER, LU IRE-EDITEUR •28, guAi DR i/rcolb

OUVHAGKS DU MÊME AITEUU

PUBLIKS DAKS LA BIBUOTBÂQOMHABPBATIER 1^ A 3 fa. 50 CBAiMis

SooramM nn la RiroLOTion st di L'RMriai ï vol.

HoofBRims D* JBUHissi (Séraphine. — Thérèse. — Cléineutine. — Amélie.). 1 toi.

CoRTif DB LA TBiLLBB (J . Frauçois-les-bas-blcus. — Hélène Gillet. — M. Cazotte. — Légeude de aœur Béatrii. — Le» ateugles de Cbajnouny. — Le chien de bris- 4iuat. — Lei quatre taliimajia. — PoUcbioelle. — BapUite Montauban. — La QUcule du Seigneur. — L'homme et la fourmi) i toI.

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Fafit. . Imprintria Vié ville et CapiomoBt, tue dei Poiletin*, 6.

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fà* - CHARLES NODIER

r(OUVELL£ ÉDITION

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CHARPEKTlEft ET C", LISRAIRES-ÉDITEURS

' 88, QUAI ou Loi'vas

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AVERTISSEMENT

Trois personnages très-différents, mais tous également aimables chacun dans son genre, — don Pic de Fanferlucliio, Théodore et Breloque, occupent la scène dans {'Histoire du roi de Bohême et de MU 9^ ehéUeaux. — ThéodorOi c'eet la bonté, la rêverie; Breloque, Teutrain, la verve, la raillerie; don Pic de Fanferluchio, la science, ou ce qui est quelquefois bien différent, l'érudition frottée de grec et de latin, d'étymologies, d'onomatopées, de dates et de paradoxes. Or, la rêverie, la bonté^ la verve à la fois railleuse et bienveillante, Térudition parfois paradoxale, — - Théodore, don Pic et Breloque, — n'estrce pas Nodier représenté sous ses aspects les plus divers, et dans les reliefs les plus saillants de son talent et de son caractère? Luimême, en se reûétant dans ces ditférents typQs, a pris soin de nous apprendre, par des pbraséb obscurcies à dessein, mais transparentes encore, qu'en esquissant ce^ trds figi ^ il avait voulu tout simplement feire son portrait. Attentif à ireproduire les compositions les plus remarquables, les plus attachantes do cet écrivain si original et si fécond, nous nous suni-nes eflorcé également, par la distribution mémo et la juxta-position de ses l uvres, d'ofirir comme une vue générale de la physionomie de . ^i. js^irit, et pour faire appréciiir les contrastes éclatants dont )1 iSh- un si brillant exemple, nous avons pensé qu*il éloit bien

AVERTISSEMENT

de rapprocher dans un seul et même cadre ce que Nodier eAt

signé Théodore et ro qu'il eût signé Breloque, Nous avons donc divise le présent volume en deux parties distinctes, plaçant d'un côté les ISouvclles^ de l'autre sous un titre indiqué par l'auteur loHnème les Fantaisies du dériseur saué; dans les Nouvelles, c'est le cœur et l'imagjnalion qui parlent; dans les Fantaisies, c'est Tesprit. L'admirateur passionné de Werther, le mélancolique rêveur des Ages modernes, donne la main aux tins railleurs de la vieille France. Goëlbe et Walter Scott se rencontrent avec Bonaventare De^perriers.

Les Nàuvelles, prises chacune isolément, oflirent aussi un spécimen distinct du talent de Nodier, dans diacun des genres qu'il a traités comme conteur. Les Proscrits, qui sont les premiers en date, se rattachent à la période wertliérienne de la jeunesse de l'auteur, et touchent en même temps à l'histoire de sa vie politique, liais, si sincère que Nodier se montrât dans Teipression de ses douleurs, il étoit trop poëte pour qu'à certains moments l'imagination ne vhit pas le distraire ou même le guérir, et, comme l'a justement remarque M. Sainte-Beuve, sa sensibihlé tempérée par la fantaisie ne prenoit point le malheur dans un sérieux aussi continu que de loin ou le pourroit croire. — • Quand Théodore a laissé couler ses larmes, Breloque agite ses grelots, et se raille gaiement dans VAmour et le'GrHnaIre de Méphistopiiélès, de Marguerite et do Faust, en ramenant le poème de Goethe aux simples proportions de l'aventure la plus bourgeoise.

Gomme dans les Contes fiaUastiques et les Contes de la VeUlée, Nodier, dans les NouvOles^ varie sans cesse ses récits, et parcourt

encore le temps, l'espace et l'histoire. Trilby est un voyage à travers les légendes et les traditions du monde suprà-sensible, comme Inès de las Sierras est un drame fantastique qui se passe dans les domaines de la réalité, et dont le merveilleux s'expli* que fadgénieusement par des fidts ordinaires. Dans Une heure, comme dsm Baptiste Monianban, Jean-François-les-Bas-blcus, les Aveugles de Chamouny, l'autour prend encore ses héros parmi ceux qui sont faibles et doux, simples et bons, ceux qui souâraiit|

AVEATISSEMËNT

et qui, déshérités de la (brtune, de la santé, de la raison même,

aspiront à la mort pour trouver dans une autre vie rameur et repos qu'ils ont en vain cherchés sur cette terre; enfin LycUe offre l'expression habituellement dramatisée de cette foi dans un avenir meilleur, où ceux qui se sont aimés quelques instants ioibas se rencontrent pour ne plus se quitter et s*aimer toajonrs. Id encore, Nodier, dans une donnée simple et attachante par sa simplicité même, encadre lés sentiments les plus élevés, et se montre tout à la fois moraliste et poè'te.

Dans les Fantaisies du dériseur sensé, histoires proffresshes, la scène change, et Breloque reste seul aux prises avec la sôttisé humaine, sujet ausri vieux, aussi vaste que le monde, mais toujours inépuisable et nouveau pour qui sait railler. Aussi voyez comme Nodier s'inspire heureusement de la muse drôlatique de Rabelais. Mais ne craignez pas que cette muse remporte, comme le curé de Meudon, jusqu'à ces hardiesses effirontées où la raillerie devient cynisme, où le doute se chan^ en blasphèini . En toutes choses Nodier sait la limite et possède la mesure. Chacun peut le suivre et gausser avec lui, car il ne s*attaque qu'à une immense mystification de Torgueil , la per^ fectibilité indéfinie, qui comprend suivant lui toutes les vih riétés du charlatanisme. Dans sa promenade quotidienne de l'Arsenal à la place du Louvre, Nodier s^arrètdt, sans y manquer jamais, à tous les étalages des bouquinistes en plein vent, pour regarder, comme il le disoit, moisir la gloire. Dans les Fantaisies du dériseur sensé ^ il s'arrête de même à tous les tréteaux du haut desquels les saltimbanques débitent à la fouie hébétée leurs sornettes philosophiques, édectiques, politiques, philanthropiques, scientifiques, industrielles et littéraires, et en dernière analyse il écrit une satire excellente dans un genre tout à iait abandonné depuis Micromégas ou Gulliver. Les Marima^ miies, où la comédie humaine se trouve impitoyablement humiliée devant la comédie de polichinelle, couronnent heureusement les Histoires progressives, et comme ce ifloroeau a été écrit peu de temps avant la mort de Nodier, nous l'avons à dessein placé à la fin du volume, pour marquer le point d'anrivée d'un

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talent dont l6s Proscrite sont le point de départ. Gomment Nodier, parti de Werther, arrive-t4l, tout en gardant la chaleur

de son cœur et la foi do son âme, à railler les choses humaines comme Voltaire ou Rabelais? Nous ne chercherons pas à expliquer ce fait. Nous Tindiquons seulement comme un curieux problème de psychologie littéraire, et en notre qualité d'éditeur nous en tirerons cette simple conséquence, que si belle que soit déjà la r(' putation de l'auteur de IféUe et de$ Markmetteâ, cette réputation no peut que grandir encore par la mise en lumière, les rapprochements et le contraste même de ses œuvres si longtemps dispersées.

A FRANCIS DALLARDE.

Là ntliireiii'aToit rtfiué on IMra; jePd inmfé m toi.

Tu ayois des plaisirs, et tu m- y us associé. J'avoisdes chagrins et tn

y «s compati. J'ai eu dea torts et ta les oublies. «

QlÊÊBii ftl essayé pondre Pamitîé, e^ett à toi <pie je panaolt, •!

je prenols mes traits dans mon cour.

C'est à ce titre ^ue je te soumets mon foible ouvrage. Si j'ai désiré lut maUenr, e^eat que j'aorois ^'il fût plot digne de tof • ^

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