LIVRE PREMIER
lés ; ils suivent les ondulations du plateau^ ici ouverts, ici fermés par les montagnes, les plaines, les gorges profondément encaissées sous les rochers ; défrichements partiels noyés dans les feuillages des collines et des mamelons. Quatorze sources, rare suintement de ces flancs de roc, y ont été recueillies dans de longs conduits souterrains, qui les répandent çà et là en conques murmurantes, en vasques de pierre, en dauphins à barbe de mousse verte, en pièces d'eau rondes, ovales, carrées, de toutes formes et de toutes grandeurs. L'une d'elles porte bateau, et j'aimais à en détacher la chaîne et à la laisser dériver parmi les joncs. La fontaine qui s'y verse à gros bouillons éternels s'appelle la fontaine du Foj/ard, du nom d'un hêtre séculaire qui ombrage la source et qui couvre un demi-arpent de ses branches et de sa nuit. C'est . cette source que j'ai célébrée un jour, en revenant baiser sa chère écume, sous le titre :