‹ Nouvelles Considérations sur le Vertige de Ménière et en particulier sur le mode de traitement de ce syndromeChapitre 10 sur 28 · LAN» NE · texte numérisé non relu

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neuse survientgénéralementcomme l'indique M.Gellé (1) sous l'influence d’un mouvement de déglutition, d’éternuement, d'accès de toux, de bâillement, par le moucher ou après un vomissement.

Considérant l'ensemble de ces observations, il en résulte :

1° Que la vraie maladie de Ménière, c’est-à-dire une otite labyrinthique primitive, se présentant d’une manière subite, chez un individu robuste, jouissant d’une parfaite santé, est extrêmement rare; de même qu’une lésion primitive du labyrinthe telle qu’une rupture de vaisseau donnant lieu à une extravasion sanguine;

2° Que les affections extra-labyrinthiques de l’appareil auditif peuvent donner lieu au syndrome de Ménière, soit par l’irritation secondaire du labyrinthe ou par leur action réflexe sur le tronc du nerf acoustique même.

En effet, les expériences de Brown-Séquard le prouvent d’une manière indiscutable. Cet éminent physiologiste avait obtenu par des lésions produites chez des animaux sur le tronc du nerf auditif des troubles du même ordre, à savoir : mouvements de rotation, inclinaison de la tête et des yeux, ete., et de plus la surdité, de manière que les symptômes caractérisant la maladie de Ménière peuvent être considérés comme un phénomène réflexe du nerf auditif sur l’encéphale.

M. Cyon a émis une théorie très ingénieuse pour ex-

(1) Gellé. Etude clinique du vertige de -Ménière dans ses rapports avec les lésions des fenêtres ovales et ronde. Arch. de neurologie, 1882-83.

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pliquer le syndrôme de Ménière; il admet que les canaux semi-circulaires sont les organes périphériques du sens de l’espace, c’est-à-dire que les sensations provoquées par l'excitation des terminaisons nerveuses dans les ampoules servent à former nos notions sur les trois dimensions de l’espace. Les sensations de chaque canal correspondent à une de ces dimensions. À l’aide de-ces sensations, il peut se former dans notre cerveau la représentation d’un espace idéal auquel seront rapportées toutes les perceptions des autres sens, touchant la disposition des objets qui nous entourent et la position de notre corps parmi ces objets. Il y a done un sens de l’espace comme un nerf de l’espace. Ce sens spécial qui est excité par le monde extérieur peut être l’origine d’hallucinations subjectives, c'est-à-dire de vertiges.

Mais il faudrait tenir aussi en compte que dans le vertige de Ménière, il ne s’agit pas seulement de vertige, on y a parfois observé des oscillations brusques de la tête avec rotation forcée et culbute irrésistible en avant ou en arrière (Charcot). Il faudrait donc admett:e avec Brown-Séquard et Laborde que les canaux semi-circulaires sont destinés à l’état physiologique à provoquer des mouvements musculaires réflexes.

Weill, dans son travail sur « les vertiges », trouve que l'hypothèse du sens de l’espace de Cyon n’est pas tout à fait libre d’objections. D'abord, le sens de position du corps manque dans l’ataxie, dans certaines paralysies hystériques, dans les paralysies suggérées pen-

(1) Des vertiges, par le. Dr E. Weill, p. 14.

Dre dant la période de somnambulisme et d’après cela il semble que le sentiment de la position soit une résultante sensitive, fournie par le sens tactile, musculaire, articulaire, tendineux, viscéral, ete.

I lui semble plus logique d'admettre que l'excitation normale des canaux semi-circulaires vienne agir soit sur le cervelet, soit sur les pédoncules et invite ces parties à produire des actions secondaires d’équilibration. C’est un fait constaté depuis longtemps en physiologie que le cervelet et le pédoncule cérébelleux sont des organes d’équilibration et les observations d'anatomie pathologique n’ont fait que confirmer que le vertige est un symptôme caractéristique dans la majorité des cas des lésions cérébelleuses et particulièrement lorsqu'il s’agit d’une tumeur. Il manque seulement dans des lésions n’empiétant pas sur la capacité des fosses occipitales (Nothnagel), savoir : atrophie, ramollissement, vieux foyers d'hémorrhagie, abeès stationnaires.

Le vertige qu’on trouve dans les lésions cérébelleuses est accompagné souvent de sensations analogues à celles du vertige de Ménière : des oscillations des objets, des sensations d'incertitude du corps, des vacillations des translations.

Par conséquent, il est tout à fait logique d’attribuer les symptômes produits par l'irritation de la muqueuse du labyrinthe à une excitation réflexe du cervelet.

Trousseau entre dans le même ordre d’idées dans sa « clinique médicale » (1) où il consacre à ce sujet une

(1) Clinique médicale, p. 16. 1885.

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leçon entière, englobant sous un même type le vertige stomacal et le vertige labyrinthique, attribuant tous les deux à une action réflexe sur le système vasculaire du cerveau, de façon à produire une anémie cérébrale et partant plusieurs des symptômes de cette anémie, c’està-dire vertiges et nausées avec sentiment de défaillance, ete., etc. La seule différence est que, dans un cas, l'action réflexe a sa cause d'incitation dans l’estomac et dans l’autre dans les canaux semi-circulaires.

Krishaber (1) dans sa description classique de la névrose cérébro-cardiaque nie formellement l'existence du vertige stomacal, c’est-à-dire l’existence d’une entité morbide caractérisée exclusivement par des troubles digestifs et des vertiges: car, dit-il, le vertige lié aux troubles de l’estomac est géneralement très léger et très rapide; il dure à peine quelques secondes; mais lorsque le vertige est durable et intense, se présentant souvent à jeun, on trouvera toujours des troubles concomitants des sens et il revendique cette forme comme forme légère de la névropathie cérébro-cardiaque, c’est à-dire d’une perturbation du système nerveux vaso-moteur. |

Les différentes manières d'interpréter le syndrome de Ménière, par Brown-Sequard, Cyon, Weill et Trousseau quoique bien ingénieuses, ne sont au fond qu’une simple théorie sans base positive. C’est à M. le professeur Charcot, que revient le mérite d’avoir donné un appui matériel à cette conception théorique dansses « Leçons

(1) Krishaber, Dictionnaire des sciences médicales, p. 147.

odes

Cliniques » de 1877 (tome III page311, dans lesquelles non seulement il décrit magistralement le vertige labyrinthique avec des détails que nous nous proposons de reproduire dans les pages suivantes, mais encore il indique un traitement très efficace dans la plupart des cas, traitement qui consiste dans l'emploi de la quinine. Or, l'effet thérapeutique de la quinine étant bien connu par son action sur le système nerveux en général et en particulier sur ces nerfs vaso-moteurs constricteurs des capillaires, il sensuit que si elle guérit le vertige labyrinthique, la nature de l’affection qu’elle est appelée à combattre ne peut être autre qu’un trouble de circulation capillaire résultant d’une perturbation des nerfs vaso-moteurs et d’une congestion neuro-paralytique consécutive. Par conséquent il faudra faire une distinction entre les cas de vertige labyrinthique dus à une lésion matérielle des canaux semi-circulaires, uniquement judiciable d’un traitement antiphlogistique local et les cas de vertige décrits par M. Charcot et tant d’autres médecins dus à un trouble des nerfs vaso-moteurs, guérissables seulement par la quinine et c’est non seulement le vertige qui sera justiciable de ce traitement mais encore la facullé auditive pourrait étre rétablie dans le cas où le traitement serait appliqué de bonne heure, après les premiers accès et continué pendant longtemps avec méthode.

D’après l'exposé que nous venons de faire de l’évolution historique de la question du vertige labyrinthique depuis Ménière en 1881 jusqu’à ces derniers témps par M. Charcot, il est évident que ce syndrome n’est pas

M ren toujours dû à une seule et même cause ; au contraire, il y a plusieurs causes pathogènes qui peuventle produire, Nous les diviserons en einq groupes.

10 La vraie maladie de Ménière qui consiste en une exsudation rapide de sang ou de sérosité dans Île labyrinthe, produite sous l'influence d’une congestion simple, hémorrhagique où inflammatoire des membranes de l'oreille interne (Duplay) ;

2 Otite de la caisse propagée ou non au labyrinthe, soit maladie de Ménière secondaire (Burnett). ,

8° Otite interne, maladie assez commune chez les enfants scrofuleux, affectant simultanément les deux oreilles et finissant par produire une surdité complète (Voltolini).

4 Le catarrhe simple de la trompe d'Eustache survenant à la suite d’un refroidissement, se propageant au labyrinthe, affection assez commune chez les sujets neuropathiques, au diathèse arthritique ou syphilitique.

9° Les altérations nutritives du nerf acoustique ou des tumeurs cérébelleuses comprimant ce nerf peuvent donner lieu au syndrome de Ménière.

Le D° Baginsky de Berlin a publié un article dans les numéros 45, 46 de la Gazette Hebdomadaire de Berlin de 1888 où il expose les considérations suivantes relatives au syndrome de Ménière :

« Tous les cas de vertige de Ménière de cause traumatique ne prouvent absolument rien en faveur de la thèse de Ménière qui attribue à la lésion du labyrinthe le complexus de symptômes qui porte son nom, car le traumatisme ne limite pas son action seulement au

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labyrinthe ; ilest aussi cause ‘de lésions plus ou nioins palpables ou visibles du cerveau au moins d’une commotion cérébrale, par conséquent c’est plutôt à l’affection cérébrale qu'à la lésion labyrinthique que doivent être attribués le vertige, la titubation et la surdité. En effet, plusieurs auristes comme Politzer de Vienne et Lucae de Berlin ont rapporté des cas d’affections labyrinthiques, non traumatiques qui n’ont pas donné lieu au syndrome de Ménière. Dernièrement Bezold a publié 46 histoires cliniques, qu’il a recueillies dans ‘la litté- rature médicale, dont 5 cas lui sont personnels, et dans lesquels il s’agit de nécrose osseuse du labyrinthe, le vertige et la titubation manquant dans 23 cas. M. Baginsky s’appuyant sur ces faits arrive à la conclusion, « que la lésion labyrinthique elle-même n’est pas suffisante pour déterminer les symptômes de vertige et des troubles de l’équilibration ; il faudrait pour cela encore autre chose et c’est une irritation cérébrale soit directe et constituée par une lésion méningo-céphalique, soit indirecte et produite par une lésion du nerf acoustique, soit dans son origine au plancher du quatrième ventricule, soit sur un point quelconque de son trajet intracérébral. |

Tout esprit impartial en lisant attentivement le travail de M. Baginsky reconnaîtra de suite qu'il s'efforce de discuter le mérite de la découverte de Ménière en voulant mettre à néant ses conclusions par une fausse interprétation des faits. Les observations de Bezold ne prouvent qu’une chose, c’est que 23 malades affectés d’une nécrose de la partie osseuse du labyrinthe n’ont

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pas présenté pendant leur vie des phénomènes de vertige, probablement à cause de la destruction de l’épanchement des branches du nerf auditif; on doit, en effet supposer que dans la plupart des cas, les parties molles du labyrinthe étaient dégénérées longtemps avant que les parties osseuses fussent devenues nécrosées. Par conséquent les faits invoqués par M. Baginsky en faveur de son opinion, loin d’infirmer ne font que confirmer encore une fois la thèse de Ménière qui attribue à la lésion labyrinthique soit de nature hémorrhagique, soit inflammatoire ou congestive, la genèse du vertige et des troubles d’équilibration, pourvu que le nerf acoustique reste intact, de plus les accès de vertige se re-. produiront tant que les parties molles du labyrinthe n'auront pas recouvré leur vitalité normale ou qu’elles ne seront pas entrées dans la période de dégénérescence complète. Le meilleur argument contre l'opinion de Baginsky, est celui de l'efficacité du procédé thérapeuque employé par M. le professeur Charcot, car comment expliquer l’action de la quinine surle vertige si celui-ci dépendait d’une inflammation même circonscrite de l'encéphale ou des méninges ou d’une inflammation du nerf acoustique ?

ÉTIOLOGIE.

La maladie de Ménière peut être traumatique et survenir à la suite d’une fracture du rocher, traversant le labyrinthe et produisant nn épanchement sanguin extra-labyrinthique. Celui-ci pourrait même se produire par contre-coup, c’est-à-dire sans fissure osseuse pénétrant jusqu’au labyrinthe.

Cause traumatique. — Stewart rapporte le cas d'un jeune apprenti ayant de la titubation, des vomissements, des bourdonnements d'oreilles et de la surdité d’un côté, phénomènes développés à la suite d’un coup sur la tête. Ces symptômes disparurent. L'auteur suppose qu'il y avait eu hémorrhagie labyrinthique puis résorption.

Urbantschitch cite un cas où à la suite d’un léger coup sur la moitié droite du front, il s'était développé des troubles passagers de l’équilibre sans altération de l’ouïe ; mais au bout d’une semaine, il se développe des deux côtés une surdité totale permanente.

Cause mécanique. — Knapp cite un cas où leffort mécanique de l’accouchement fut la cause déterminante

-de la maladie de Ménière.

Le plus souvent la maladie de Ménière se développe Hauser. 3

RU spontanémement, soit comme affection primitive, soit comme affection secondaire.

Dans le premier cas elle survient généralement sans cause appréciable et surprend les individus apparemment au milieu de la plus parfaite santé.

Influence du froid. — La cause la plus commune est l'influence du froid, soit qu’il agisse d’une manière indirecte et par suppression de la transpiration, produisant un catarrhe naso-pharyngien avec propagation jusqu’à la trompe d’'Eustache, soit par son effet direct sur l'appareil auditif en congestionnant les parties internes de cet organe et en particulier le labyrinthe.

Influence de la chaleur. — A côté de l'effet a frigoreon signale aussi celui de la chaleur; ce sont des accès de vertige d’unc ou deux minutes, pendant lesquels le sujet est obligé de s’appuyer. Il a des tournoiements de tête, des troubles de la vue,des bourdonnements d’oreilles, des nausées sans perte de connaissance et à la suite un sentiment de vide. Handfield Jones (1) a décrit deux cas de vertige à la suite de coup de soleil ; dans l’un des cas, les accidents durèrent un an. C’étaient de l’anorexie, dela céphalalgie, un vertige caractérisé par des accès paroxxstiques pendant lesquels tout tournait, et une démarche titubante continuelle, une tendance à aller à droite. Dans un autre cas, le vertige durait encore trois ans après un coup de soleil qui avait produit une

(1) Med. Times and Gaz., 1885.

perte de connaissance de trois jours. Le malade n'avait autre chose qu'un trouble de la parole et une impossibilité presque absolue de marcher, car il vacillait et tombait à chaque pas, pris de vertige intense. Les deux cas guérissent par l’administration de la strychnine.

Dans le second cas, c’est-à-dire comme affection secondaire, il n’est pas rare de voir un malade affecté depuis longtemps d’une otite moyenne simple ou purulente, être pris subitement de tous les symptômes de la maladie de Ménière.

Knapp en rapporte un bel exemple dans son mémoire et M. Duplay (1) a observé plusieurs cas analogues.

Inflammation propagé — M. A. Robin(2) cite un grand nombre d'auteurs qui ont observé des cas semblables. M. Duplay admet la possibilité que l’inflammation chronique de l'oreille moyenne détermine du côté du labyrinthe membraneux, des modifications de structure qui ont pour effet de favoriser une hémorrhagie ou une exsudation séro-sanguine.

Vertiges dyscrasiques. — La maladie de Ménière peut encore être symptomatique d’une affection générale. Beauconp d'auteurs rapportent à une affection du labyrinthe les surdités qui surviennent dans le cours du typhus et de la fièvre typhoïde grave, des fièvres, érup-

(1) Folkin et Duplay: Traité élémentaire de pathologie externe,

LIN De 177 (2) A. Robin. Des affections cérébrales, 1883.

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tives et de l'érysipèle. Au début de la fièvre typhoïde

grave, le vertige se montre souvent dès qu’on fait asseoir

le malade et la surdité le suit de près. Weber Liel (1) a présenté des cas d’accès quotidiens ou tierces pendant lesquels le malade avait des bourdonnements d'oreille, de la céphalée et des vertiges et qui se terminaient par des sueurs sans fièvre et seulement avec élévation de température du conduit auditif (38° à 39°), Entre les accès, tout malaise disparaît; mais après les premiers accès, survient une exsudation inflammatoire dans la caisse du tympan suivie de suppuration. L’affection dure plusieurs mois, elle se montre en pays paludique. Le sulfate de quinine et la ponction du tympan la guérissent. Moos (2) signale au cinquième jour de l’éruption des oreillons chez un jeune garçon, une perte de lPouïe avec vertige et titubation, Les auteurs ont signalé aussi plusieurs cas de vertiges avec perte de l'ouie à la suite de la rougeole et de la scarlatine.

Maladie de la moelle. == [1 n’est pas rare de trouver le syndrome de Ménière chez des tabétiques, mais Marie et Walton ont prouvé qu'il existe souvent en même temps une lésion de l’oreille moyenne ou externe.

Causes diathésiques. — La maladie de Ménière apparaît très souvent au cours de l’évolution de Ia diathèse syphilitique, soit comme complication des manifesta-

(1) Annales des maladies de l'oreille, 1879.

(2) Moos. Klinik der Ohrenkrankheiten.

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tions secondaires, soit pendant la période tertiaire. Le catarrhe de la trompe d’Eustache accompagné de surdité est un symptôme secondaire assez fréquent, mais lorsqu'il s’agit d’un sujet neurasthésique, il arrive que le catarrhe se propage jusqu’au labyrinthe, produisant la triade qui constitue le syndrome de Ménière, bour- : donnements d'oreilles, vertige et titubation dans la marche et affaiblissement de l’ouie. On pourrait supposer qu'il s’agit plutôt dans ce cas d’une névrose diathésique que d'un catarrhe labyrinthique syphilitique, car dans ce cas le vertige persiste malgré un traitement antisyphilitique suivi pendant longtemps. Il ne disparaît qu'après un traitement par la quinine associé aux préparations iodées. Nous voyons aussi le vertige de Ménière apparaître comme complication des symptômes tertiaires de la syphilis, soit comme effet des lésions osseuses du rocher, soit comme syphilis cérébrale. M. le professeur Fournier (1) a décrit dans la syphilis cérébrale une forme vertigineuse ressemblant au vertige de Ménière et dans la période préataxique de la syphilis une forme assez curieuse provoquée par l’action de

. regarder en haut ou de faire un brusque mouvement

de la tête.

Parmi les causes diathésiques déterminantes, figure en première ligne le vertige goutteux ; celui-ci présente des degrés variables d’intensité. Il a été décrit par Stoll, Van Sureten et Musgrave et dernièrement M. le professeur Bouchard, dans son remarquable travail sur le

(4) Fournier. Syphilis cérébrale. Ataxie syphilitique.

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