PRES RE
ralentissement de la nutrition, en parle avec des détails : qui nous intéressent particulièrement «Il en est, dit-il, qui présentent le grand appareil du vertige labyrinthique. Le malade est pris subitement ; tout tourne autour ee lui, ou bien il se sent emporté daus un mouvement giratoire, soit qu'il pivote autour de son axe, soit qu'il ait la sensation de la culbute. Il perçoit en même temps des bourdonnements et des sifflements ; il a de l'angoisse, des nausées, des vomissements. J'ai vu ce grand vertige se reproduire par accès paroxystiques reliés entre eux par un état nauséeux et vertigineux habituel ; il se perpétua ainsi pendant plus de dix années et céda totalement au moment de l'apparition du premier accès de goutte. J'ai vu chez le même malade, un accès de goutte, supprimé brusquement par la colchique, céder la place à l’état vertigineux qui n’a cessé depuis qu’à de rares intervalles, la goutte n’ayant d’ailleurs pas reparu ».
M. Ladreit de la Charrière attribue également une grande influence à la diathèse goutteuse sur les congestions de l'oreille interne. «Ce n’est pas, dit-il, chez les malades qui ont eu des attaques franchement articulaires, qu'on observe le plus souvent l’hyperhémie de l'oreille interne ; c’est chez ceux qui ont des antécédents goutteux dans leur famille et qui ont hérité de cette diathèse sous la forme de gastralgies, de dyspepsies, de migraines, de névralgies. [ls ressentent sans cause appréciable des bourdonnements, quelquefois du vertige et toujours un affaiblissement de l’ouïe. Parfois une attaque franche de goutte articulaire fait disparaitre