ET ES
menace de vertige jusqu'au - mois de juillet; à ce moment la
malade dans le but de combattre une tendance aux rhumes
de cerveau et aux angines tonsillaires alla faire une cure thermale aux eaux sulfureuses de Betelu. A peine eut-elle fini sa cure qu'elle se sentit affaiblie et après quelques semaines de séjour à Saint-Sébastien elle fu: de nouveau prise de vertige. Immédiatement elle eut recours au traitement par la quinine, mais sans aucun résultat. Elle profita de son voyage à Paris pour consulier M. Charcot lequel adressa à mon père la malade en lui recommandant avec insistance le traitement par la quinine à hautes doses. Lorsque Mille R... retourna à Madrid, elle était dans un état effroyable; les menaces de vertige ne l’abandonnait pas un instant; et les accès lui revenatent tous les jours. Elle fut soumise de suite au traitement par la quinine, suivant les instructions de M. Charcot et quinze jours après elle se trouvait tellement améliorée, qu'elle put reprendre ses promenades journalières sans le moindre accident. Elle continua pendant plusieurs mois ce traitement jusqu à sa guérison complète qui ne s’est pas démentie jusqu’à ce jour, non seulement le vertige a disparu, mais encore l’ouïe s’est sensiblement améliorée depuis.
OBSERVATION II
Mme V... 47 ans, tempérament nerveux, était sujette pendant la période de 25 à 30 ans à de violents coryzas produisant des obstructions nasales considérables qui duraient plusieurs semaines- C’est surtout pendant l'hiver qu’elle souffrait de cette sorte de rhume. Ce fut au mois de décembre 1882 qu'elle commença à sentir des bourdonnements d'oreilles fréquents et une faiblesse de la faculté auditive; en même temps son système nerveux devenait plus impressionnable, elle préférait la solitude au mouvement de la société qu’elle cherchait auparavant. Elle eut des idées noires et se trouvait soulagée en versant des larmes. Un jour elle fut prise d’un
LE VA NSL
vertige accompagné de sifflements d'oreilles et de mouvements subjectifs de translation; elle se sentait poussée à se jeter par terre et sentait le sol manquer sous ses pieds. Les accès de vertige se répétaient avec telle fréquence, qu’elle fut obligée de garder le lit pendant plusieurs jours. [été suivant, comme elle sentait son système nerveux très ébranlé, mon père lui conseilla une cure thermale à Bagnères de Bigorre, ce qui rendit plus vigoureux son système nerveux et supprima provisoirement ses vertiges. Mme V... dans le but d'améliorer encore son état se rendit à Spa motu proprio, mais de relour à Paris elle eut un nouvel accès, ce qui la décida à consulter M. Charcot, qui lui prescrivit le traitement par la quinine.
Elle se mit en route pour l'Espagne et à son arrivée à Hendaye elle eut une menorrhagie très forte à la suite de laquelle les accès de vertige se répétèrent plusieurs fois, avec beaucoup d'intensité dans la même journée. Une fois rentrée chez elle à Madrid, elle commenca à suivre régulièrement le traitement par la quinine, pendant plusieurs mois et réussit à obtenir une guérison complète; mais le sens auditif ne s’est pas amélioré chez elle.
OBSERVATION IV
M. L..., 42 ans constitution vigourense, tempérament très nerveux, avec tendance à l’hypochondrie. Les maladies nerveuses sont très fréquentes dans sa famille. Son père est mort d’apoplexie cérébrale. Néanmoins il à toujours joui d'une bonne santé, n'ayant jamais eu de maladie grave. Ce fut au mois de mars 1886 à la suite d'un refroidissement qu'il contracta un catarrhe naso-pharyngien, s'étendant jusqu'à la trompe d'Eustache.
Le malade accusa une douleur légère dans l'oreille gauche avec affaiblissement de l’ouïe et résonnance de sa propre voix. Quelque temps, après cet état, loin de s'améliorer fut accompagné d’un vertige de courte durée; mais Je malade reprit bientôt son équilibre.