ÉPITRE DU LIBRAIRE
du mien, j'osais vouloir attirer sur mon humble nom la sublimité de votre noble esprit, iout entier occupé de hautes et généreuses pensées. Mais l'’universel témoignage de ious ceux qui ont conversé avec vous m'enhardit ; votre courtoisie est telle, qu'en cela peu de gens vous égalent, personne ne vous dépasse, et, sans parler de toutes vos autres ‘ qualités rares, elle suffirait à rendre vos obligés la plupart des hommes; pourquoi donc alors hésiterais-je à vous déclarer de mon mieux (encore bien que je ne le puisse faire comme je voudrais et comme 1l conviendrait), cette inclination de mon âme pour ce qu'il y a en vous de si élevé ? Seraient-elles trop légères, les raisons qui m’invitent, qui me poussent à le faire? Il me suffit de penser à votre illustre nom pour qu'aussitôt se présentent à mon esprit toutes vos grandes et excellentes vertus, si bien que rien qu'à les énumérer, sans prétendre les célébrer, je craindrais d’encourir le reproche d’adulation de la part de ceux aux oreilles desquels le