‹ Nouvelles de BandelloChapitre 13 sur 63 · ÉPITRE · texte numérisé non relu

ÉPITRE

bruit n’en est pas encore parvenu; ceux au contraire qui les connaissent me tiendraient pour un homme peu judicieux, puisque, faute de les exalter suffisamment, ces vertus, je diminuerais votre gloire, en pensant l’augmenter.

Mais je ne puis vous le cacher, ce sont elles qui me poussent à mon entreprise, en même temps que votre courtoisie (je vous l’ai dit plus haut), et votre bienveil- ” lance m'y engagent. Voilà ce qui me donne l’audace de vous déclarer que je suis au nombre de ceux qui contemplent, qui admirent vos vertus : ellès ont la puissance de vous faire aimer et honorer de ceux mêmes qui ne vous connaïssent pas, sinon par votre renommée. * En mettant au jour, par le moyen de mes presses, la première partie des Nouvelles du Bandello ou, pour mieux dire, des Aventures: qu'il a recueillies et narrées, j'ai délibéré de vous les dédier, bien plus pour que vous daigniez les honorer de. votre nom, que pour lhonneur et l'illustration qu'elles pourraient vous rapporter : vous: êtes par vous-même

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