LE CONSEIL DES MINISTRES
On a dit à l'auteur :
— Prenez garde, on fera des applications, on reconnaîtra de personnages; ne publiez pas ce chapitre.
Et l'Auteur docile a retranché le chapitre.
Il y en avait un autre intitulé :
DN CÉVE D'AMOUR.
C'était une scène d'amour assez tendre , comme doit l'être un scène de passion dans un loman.
PRÉFACE
On a dit à l'auteur ;
— Il n'est pas convenable pour vous de publier un livre où la passion joue un si grand rôle ; ce chapitre n'est pas nécessaire, supprimez-le.
Et l'Auteur timide a retranché ce second chapitre.
Il y avait encore dans ces pages deux pièces de vers.
L'une était une satire.
L'autre une élégie.
On a trouvé la satire trop mordante.
On a trouvé l'élégie trop triste, trop intime.
L'Auteur les a sacrifiées... mais il est resté avec cette conviction : Q'une femme qui vit dans le monde ne doit pas écrire , puisqu'on ne lui permet de publier uni livre qu'autant qu'il est parfaitement insignifiant.
Heureusement celui-ci contient une lettre de M. de Chateaubriand, — un billet de Béranger, — des vers de Lamartine ; — il a pour patron M. de Balzac : tout cela peut bien lui servir de nièces justificatives.