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D’ACCOUCHEMENS
baire ; son corps peu volumineux est étroit , mince et alongé ; sa cavité est extrêmement petite, enfin l’accroissement de l’utérus est très-lent jusqu’au moment de la puberté, mais à cette époque, il acquiert tout à coup , ainsi que les ovaires , un développement considérable etdevient le siège d’une nutrition très-active ; ses vaisseaux se dilatent, le sang y afflue en plus grande quantité, et sa surface intérieure prend une teinte rougeâtre qui annonce l’établissement prochain du flux menstruel ; il achève de prendre la forme et le volume qu’il conservera dans la suite, et descend en totalité dans l’excavation du bassin.
Nous ne retracerons point ici le tableau des changemens qui s’opèrent dans l’utérus pendant la gestation; ils trouveront leur place à l’occasion de la grossesse , dont nous traiterons plus bas.
Après l’âge critique et chez les femmes avancées en âge, l’utérus perd de son volume, sa surface intérieure perd peu à peu la teinte rougeâtre qu’elle avait présentée depuis l’établissement des règles, elle devient blanche, comme avant l’époque de la puberté; le col enfin est plus déformé chez les femmes qui ont eu plusieurs enfans, et des déchirures profondes s’y font remarquer très-souvent.
Les dépendances et les annexes de l’utérus suivent dans leur développement la même marche que ce dernier organe ; les trompes n’éprouvent de changemens remarquables que dans leur grosseur et leur longueur , les ovaires, à peine apparens chez les petites filles, n’acquièrent de véritable développement qu’au moment de la puberté; mais à combien de métamorphoses ne sont-ils pas sujets pendant le cours de la vie de la femme ; de combien d’altérations ne sont-ils pas susceptibles! les causes en sont très-multipliées sans doute, et les variétés que présentent ces altérations sont innombrables; plusieurs espèces de stérilité chez les femmes ne doivent pas être attribuées à d’autres causes : tantôt en effet on trouve les ovaires aplatis, minces, flétris, durs, squirrheux, d’une forme bizarre et d’une grosseur démesurée; quelquefois ils contiennent une grande quantité d’eau, et dans toutes ces différentes circonstances, la femme est inhabile à la génération.
Les usages des parties génitales de la femme ne sont pas équivoques; l’accomplissement de l’acte de la génération, le développement de l’œuf, son expulsion lorsqu’il est parvenu au ternie de son accroissement, telles sont les lois qui les dirigent, tel est le but vers lequel tendent tous leurs efforts ; mais indépendamment de ' leurs usages généraux, chacune des parties qui composent ces organes en offre de particuliers, sur lesquels nous allons jeter un coup-d’œil rapide.
Les grandes lèvres, ainsi que le vagin ne prennent qu’une part secondaire , pour ainsi dire , à l’acte de la génération ; absolument étrangers au développement de la grossesse, ce n’est qu’au moment même de l’accouchement, que des usages de ces parties deviennent intéressans; on les voit alors se déplisser, s’étendre, s’agrandir , et sans comprimer le fœtus prêt à sortir , le soutenir et le porter, pour ainsi dire, au dehors sans secousses et sans efforts. C’est à l’aide de ce mécanisme ingénieux qu’il est préservé des accidens dont sa vie serait très-souvent menacée, s’il n’avait, au moment de sa naissance, d’autre obstacle à franchir que le col de l’utérus.
Les usages de l’utérus ont pour but unique de recevoir le produit de la conception, au moment de sa formation première, de protéger son développement, de servir à la transmission des fluides propres à sa nutrition pendant tout le tems de la grossesse , et par la contractilité puissante dont il est doué, de l’expulser au moment de sa naissance. Cependant, malgré ces vérités incontestables, les nombreux exemples de grossesses extra-utérines démontrent que l’utérus n’est pas toujours l’organe spécial de la reproduction , encore moins de la gestation; quelquefois en effet, le germe fécondé se développe, tantôt dans l’ovaire, tantôt dans la trompe :les fonctions génératrices se trouvent ainsi entièrement bouleversées. Mais ce n’est point en vain que les lois immuables de la création sont interverties, la mort de l’enfant, souvent aussi celle de la mère, sont le plus ordinairement le résultat de ces grossesses malheureuses.
Dans le système des ovaristes , les trompes ont des usages très-
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importans; ces conduits, susceptibles d’une sorte d’érection au moment de la fécondation du germe , sont destinés à transmettre l’aura seminalis de l’utérus à l’ovaire ; il en est de même de ce dernier; placé à une distance assez considérable de l’utérus, il n’en est pas moins l’organe spécial de la fécondation , dont le produit , détaché alors, revient à l’utérus, en suivant la même route qu’il avait parcourue auparavant sous une forme beaucoup plus déliée , espèce de vapeur légère, que tous les efforts des physiologistes n’ont pu encore rendre sensible ni apparente.
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