‹ Nouvelles démonstrations d'accouchemensChapitre 19 sur 55 · PL .XV · texte numérisé non relu

PL .XV

(Jr.

D’ACCOUCHEMENS

des, légèrement comprimés sur deux faces opposées, de couleur rouge-pâle , d’une densité assez grande , du volume à-peu-près d’un petit œuf de pigeon , situés dans l’épaisseur des replis postérieurs du ligament large.

La forme des ovaires permet d’y distinguer deux extrémités, une externe, qui reçoit l’insertion de l’une des franges principales de la trompe utérine , à l’aide de laquelle cette dernière est entraînée sur la trompe qu’elle embrasse en presque totalité dans le moment de la fécondation de l’œuf ; l’extrémité interne est continue avec un cordon grêle , libro-vasculaire , qui va se terminer dans la substance de l’utérus, derrière l’insertion de la trompe , mais un peu plus bas : ce cordon, qui porte le nom de ligament de l’ovaire , est situé, comme ce dernier organe, dans l’épaisseur du ligament large, dont il occupe l’aileron postérieur; il est solide et ne présente aucune trace de conduit. ( J^oy. pl. XII ,fig. i . )

La surface des ovaires présente des bosselures arrondies , séparées par des sinuosités peu profondes; on y remarque quelquefois de petites cicatrices ou brides chez les femmes encore jeunes qui ont eu des enfans. ( J^oy. pl. XV, jig. 3. )

Le péritoine revêt immédiatement toute la surface extérieure de l’ovaire , excepté à l’endroit où ce dernier adhère au ligament large.

Il est difficile de déterminer la nature du parenchyme dont l’ovaire est formé ; lorsqu’on le déchire , ou qu’on le divise dans sa longueur, ( voy.pl . ~Xy,jig. 4-) on aperçoit des lobules celluleux, vasculaires et de petites vésicules arrondies, de la grosseur d’un grain de millet, dans le nombre varié de quinze à vingt; ces vésicules sont remplies d’un fluide albumineux, incolore ou jaunâtre, que l’on rend plus visible en les divisant avec soin avec la pointe d’une paire de ciseaux fins.

Les vaisseaux des ovaires viennent des spermatiques; leurs nerfs, très-déliés , des plexus rénaux, et les lymphatiques communiquent avec ceux des reins.

Des Ligamens ronds. — Cordons celluloso-vasculaires , qui s’étendent de l’utérus à la partie interne et supérieure des cuisses ;

ils naissent des parties latérales, antérieures et supérieures de l’utérus, au-devant et au-dessous de l’insertion des trompes, et de là se dirigent en se portant , de bas en haut et de dedans en dehors , vers l’anneau inguinal qu’ils franchissent, et vont ensuite s’épanouir et se terminer dans le tissu cellulaire des aines, du pénil et des grandes lèvres. ( V^oy. pi. XVI, fig. 2. )

Ces cordons sont blanchâtres , assez denses , légèrement aplatis, plus minces à leur partie moyenne qu’à leurs extrémités; ils sont composés de tissu cellulaire filamenteux, de vaisseaux sanguins et lymphatiques; leurs usages sont inconnus; on sait seulement que, vers le milieu de la grossesse, ils se tuméfient quelquefois , deviennent douloureux et participent ainsi à l’espèce de turgescence générale qui, à cette époque, tourmente la femme enceinte.

coup-d’oeil sur les changemens qu’éprouve chacune des parties composant LES ORGANES GÉNITAUX DE LA FEMME , AUX DIFFÉRENTES ÉPOQUES DE SA VIE , ET DE LEURS USAGES.

On ne peut méconnaître le but que la nature s’est proposé dans la composition et l’ordre du développement des organes de la génération de la femme; inutiles, pour ainsi dire, à l’entretien de la vie de l’individu pendant ses premières années, ces organes ne se font remarquer alors que par leur petitesse extrême; la cavité du petitbassin, étant elle-même très-rétrécie aumomentde la naissance et pendant les dix ou douze premières années, ne peut les recevoir , et ils sont en grande partie contenus dans la cavité abdominale; les grandes lèvres existent à peine, les petites seules présentent un développement qui pourrait en imposer , si on ne se rappelait que cette circonstance est générale chez toutes les petites filles au moment de leur naissance ; le vagin est court et très-étroit.

L’utérus , qui à la naissance de la petite fille est hors de la cavité du petit bassin, se trouve à la hauteur de la dernière vertèbre lom-

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