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DÉVELOPPEMENT DES DÉPENDANCES DU FOETUS

On désigne collectivement sous le nom de secondines , d} arrière faix , de dépendances du fœtus , les diverses membranes qui l’enveloppent, les fluides qu’elles contiennent , le placenta et le cordon ombilical.

Trois membranes enveloppent le fœtus , la plus extérieure porte le nom épichorion , la moyenne celui de chorion y et la troisième celui dèamnios.

L5 épichorion parait dès les premiers momens de l’imprégnation de l’utérus, et s’aperçoit même dans l’intérieur de cet organe lors des grossesses tubaires. Formé par de la lymphe concressible que versent les exhalans de la matrice , à la suite de la fécondation , l’ épichorion se présente sous l’aspect d’une couche couenneuse , blanchâtre , albumineuse et très-molle. Jusque vers le deuxième

mois de la gestation , l’épichorion n’est composé que d’un seul feuillet, plus tard il se partage en deux lames distinctes , dont l’interne est la caduque réfléchie de Hunter . A la fin de la grossesse , l’épichorion se sépare de l’utérus , et reste en entier adhérent à la face externe du chorion , sur lequel il est facile de le détacher au moment de l’accouchement.

Le chorion est la première et la plus extérieure de membranes du fœtus. Il correspond par sa face externe à l’épichorion, et par sa face interne à l’amnios. Plus épais dans les premiers temps de la grossesse , il diminue à mesure que le moment de l’accouchement approche. C’est sur une partie de sa surface utérine que l’on voit se développer, entre le deuxième et le troisième mois de la gestation , ces flocons vasculaires , blanchâtres , destinés à la formation du placenta, qui ne paraît être lui-même, selon l’opinion de Haller , qu’une portion du chorion endurcie.

Le chorion a pour usage de servir à l’union de l’œuf avec l’utérus , de contribuer à la formation du placenta , de soutenir l’am— nios , et de transmettre à cette membrane les vaisseaux défiés et incolores, qui versent dans sa cavité le liquide au milieu duquel nage le fœtus.

Uamnios est la seconde des membranes du fœtus , ou pour mieux dire, il est sa membrane propre; c’est lui qui le soutient, qui le renferme et qui fournit et contient les eaux dans lesquelles il est suspendu. L’amnios est transparent , diaphane , un peu plus épais que le chorion. Sa face extérieure correspond à cette dernière membrane, avec laquelle il contracte de faibles adhérences, au moyen d’une quantité innombrable de petits vaisseaux défiés , incolores , qui se déchirent avec la plus grande facilité après l’accouchement. Sa face interne répond au fœtus , et se trouve en contact immédiat avec les eaux. ( Voy.pl. XVII, fig. 8.)

Les usages de l’amnios sont de contenir l’œuf, de sécréter les eaux au milieu desquelles il est plongé. Indépendamment de leurs usages particuliers , le chorion et l’amnios servent encore , dans l’accouchement, à soutenir le poids des eaux au moment

D’ACCOUCHEMENS

clu travail, et à faciliter ainsi la dilatation du col de l’utérus.

A l’histoire des membranes se joint naturellement celle des eaux qu’elles renferment. On leur donne le nom d’eaux de l’amnios ou de fluide amniotique.

Ces eaux sont ordinairement claires , limpides et diaphanes , sans goût et sans odeur; quelquefois cependant elles sont troubles, bourbeuses, tantôt grisâtres, brunâtres, et d’une fétidité extrême vers la fin de la grossesse, sans que le fœtus paraisse en éprouver aucune altération manifeste.

Les eaux sont plus abondantes au commencement qu’à la fin de la grossesse , relativement au volume du sac qui les contient.

L’opinion le plus généralement adoptée sur la formation et la nature des eaux, ce qu’elles viennent delà mère , et sont fournies par les exhalans de l’utérus , qui les transmettent par les anastomoses du placenta aux vaisseaux capillaires du cborion, d’où elles passent par les porosités de l’amnios, et filtrent , comme une rosée fine, jusque dans la cavité de cette membrane.

Les eaux ont plusieurs usages importans. Elles servent à soutenir l’embryon, à le préserver des secousses fatigantes de la mère; plus tard , elles facilitent la dilatation de la matrice , et particulièrement celle du col , au moment du travail de l’enfantement.

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