‹ Nouvelles esquisses de morale évangélique [microform]Chapitre 15 sur 56 · Josué XXIV · texte numérisé non relu

Josué XXIV

béissance, choisissez la bénédiction, choisissez

la vie.

C'est la vie qui vous est offerte.

Il semble à plusieurs que vertu, piété, conduite pure, toutes les recommandations faites aux jeunes au nom de la religion ou de la morale, sont autant d'entraves à la vie, « Il faut vivre, après tout; avant tout, il faut vivre, » leur répètent à l'envi les livres qu'ils lisent, les amis qui les endoctrinent, les passions qui les sollicitent. Et s'ils se laissent séduire, que récoltent-ils ? Apjjrochez ceux qui ont cherché de cette façon la vie, la vie à tout prix ; approchez les viveurs : c'est le souffle de la mort qui court dans leurs rangs. Voyez ensuite ceux qui, généreusement et sans réserve, ont répondu à l'appel divin, n'est-ce pas eux qui vivent vraiment? Sans doute l'Evangile qui leur a fait entendre cet appel leur a parlé aussi de mort et de sacrifice. Mais en définitive ce que J 'Evangile veut détruire, ce sont les obstacles à la vie, et c'est la vie, la vie à travers cette mort nécessaire, la vie triomphant de la mort, qu'il veut communiquer aux hommes, non pas une vie chétive et pauvre, mais au contraire une vie

pleine, abondante, si abondante et si pleine, qu'elle déborde du cœur de celui qui l'a reçue et se répand bienfaisante et fécondante tout à Tentour : « De lui, est-il écrit, couleront des fleuves d'eau vive, »

Mes jeunes amis, pour vous, pour vos frères et pour vos sœurs, choisissez la vie !

Pour les Jeunes Filles.

Que mettez-vous dans vos paroles?

« Que votre parole soit pleine de grâce; assaisonnez-la de sel*. » Je veux proposer ce précepte à l'attention spéciale des jeunes chrétiennes.

La grâce sied excellemment à la jeune fille.

Puissent nos filles, dit un Psaume, être « comme les colonnes sculptées qui font l'ornement des palais-, » L'image est suggestive. Une jeune fille dont l'attitude, les gestes, le sourire, le langage sont pénétrés d'une grâce sans affectation (rien n^est moins gracieux qu'une grâce affectée), est dans la maison un ornement, mais

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