ÉGLISES ET FINANCES
ne peut compenser, de mettre dans Tombre l'absolue gratuité du don divin et de faire de l'Eg-lise un nouvel instrument d'oppression et de tristesse pour le pauvre. Car, si l'Eg-lise ne l'exclut pas de fait, elle le réduira ou à faire des sacrifices qui pourront dépasser ses facultés, ou à subir l'humiliation de recevoir à titre d'aumône ce que tout le monde achète. Jamais nous ne consentirons à cela. Jamais nous ne mettrons un prix aux services de l'Eglise. Jamais nous ne cesserons de les offrir à quiconque les demandera, et de prendre à notre compte la parole du prophète : « Vous tous qui avez soif, venez aux eaux, même celui qui n'a pas d'arg-ent! Venez, achetez et mangez, venez, achetez du vin et du lait, sans argent, sans rien payer !^ »
5. Si les services rendus par les Eglises leur coûtent, et si cependant elles se refusent à les vendre, d'où leur viendront les ressources?
Elles peuvent venir des deniers publics. Tels Etats (ainsi le nôtre il y a peu de temps encore) reconnaissent que l'œuvre poursuivie par les Eglises fait partie intégrante de la vie nationale, et se décident en conséquence à les soutenir. Nous ne discuterons ici, ni les mérites, ni