‹ Nouvelles études critiques et biographiquesChapitre 30 sur 43 · M LA FEMME · texte numérisé non relu

M LA FEMME

« ne mourez jamais! » Et elle se jeta, rougissante, dans les bras de sa mère. »

Cet apologue est fort ingénieux, mais M. Michelet sait bien qu'un autre grand poëte eu avait déjà fait à peu près le même usage que lui. Le don Juan de Byron, le don Juan à seize ans, sous des habits de femme, est emmené dans le harem du Sultan et confié ou confiée à la compagnie d'une jeune esclave, celle qui s'appelait Dudu. «Cependant, dit le poëte, comment rêvait, comment dormait Dudu? Jamais, malgré mes recherches, je n'ai pu le découvrir... Mais lorsque les lampes épuisées ne jetaient plus qu'une lueur bleuâtre... Dudu poussa un cri, un si grand cri que tout le dortoir en fut réveillé... Chose étrange! Juana ronflait... il fallut la secouer, et elle se mit à bâiller... Enfin Dudu raconta qu'au milieu d'un profond sommeil elle avait rêvé qu'elle se promenait dans un bois... Au milieu des arbres était suspendue une pomme d'or... » Et cxtera. Chant sixième, 70, 77.

Ces comparaisons ne nous viendraient certainement pas à l'esprit si nous lisions un livre de médecine ou de physiologie; mais elles sont provoquées précisément par les libertés que M. Michelet prend avec la science. « De tous les romans corrupteurs, dit-il quelque part, les pires sont les livres mystiques, où l'âme dialogue avec l'âme aux heures dangereuses d'un faux crépuscule. Elle croit se sanctifier et elle va en s'attendrissant, s'ainollissant, se préparant à toute faiblesse humaine. » Ce qu'il dit si bien ici s'applique à ses propres livres, où il introduit dans la physiologie une espèce de mysticisme qui n'en fait plus qu'un objet de curiosité lascive et d'inquisition malpropre. La lecture des livres de Parent- Duchâlelet n'a

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