‹ Nouvelles études d'histoire du droitChapitre 1 sur 44 · VI PREFACE · texte numérisé non relu

VI PREFACE

qu'on nous saura sans doute gré de n'avoir pas négligée.

C'est par le droit babylonien que s'ouvre le présent volume. D'abord, nous avions renoncé à en parler. Le moment ne paraissait pas venu, et notre confrère M. Jules Oppert nous engageait lui-même à nous abstenir. Mais, en décembre 190! et janvier 1902, M. de Morgan découvrait dans le sous-sol du palais de Suse le code du roi Hammurabi. Les résultats de cette découverte ne pouvaient manquer d'avoir une place dans nos recherches. Trois ans plus tard, en décembre 1905, un hasard heureux faisait trouver à la même place un nouvel article que le P. Scheil n'a pas encore publié. La disposition qui s'y rencontre est encore un peu obscure pour nous, parce qu'elle est isolée de ce qui précède et de ce qui suit. Provisoirement le P. Scheil y voit une défense, faite à l'acheteur d'un immeuble, de payer son prix aux créanciers du vendeur, qui seul a qualité pour le recevoir. En tout cas, on voit par là, en admettant même que cette traduction ne soit pas définitive, que, dans cette partie du code, Hammurabi traitait une des matières les plus importantes du droit civil, la translation de la propriété immobilière entre vifs. On est fondé à espérer que les articles qui manquent encore se retrouveront à leur tour, en sorte que la plus ancienne des législations sera aussi la mieux connue. Le tiouveau fragment ne nous a été communiqué qu'après l'impression de notre travail ; nous devons le signaler ici.

Après le droit babylonien nous avons donné une place au droit grec, oij la vengeance privée a subsisté beaucoup plus longtemps. On voit cependant que l'évolution de

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