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XV. — Délits des médecins

Les neuf articles suivants contiennent un tarif du salaire des médecins, et déterminent leur responsabilité (art. 214-224)*.

' En Egypte, le médecia qui commet une faute dans rexercice de son art était puni de mort (Diodore, I, 25 et 82). Le Code de Manou prononce une simple amende. La loi des XVisigoths, livre XI, titre I, De medicis et egrotis^ se borne à priver le médecin de son salaire quand son malade meurt, et taxe à cinq soiidi le prix d'une opération aux yeux.

32 GODB BABYLONIEN DU ROI HAMMURABI.

Si un médecin traite quelqu'un pour une blessure grave, avec le poinçon de bronze, et le guérit, ou s'il ouvre avec le poinçon. de bronze la plaie de quelqu'un et sauve Tœil, il recevra dii sicles d*argent; s'il s'agit d'un mouchkinou^ cinq sicles d'argent ; et s'il s'agit d'ud esclave d'homme libre, deux sicles qui seront payés parle maître de l'esclave (art. 215, 217).

Ces honoraires peuvent paraître élevés, mais voici la contre-partie :

Si un médecin traite un homme d'une blessure grave avec le poinçon de bronze, et le tue, ou si avec le poinçon de bronze il ouvre la plaie et crève Fœil, on lui coupera les mains. Si la victime est l'esclave d'un mouchkinou^ le médecin rendra esclave pour esclave, et dans le cas d'un œil crevé, il paiera la moitié du prix de l'esclave (art. 218, 220).

Si un médecin remet un membre cassé ou guérilla chair du ventre, le médecin recevra cinq sicles d'argent; s'il sagit d'un noble, trois sicles d'argent; et s'il s'agit d'un esclave, le maître de cet esclave donnera au médecin deux sicles d'argent.

Le médecin qui traite un bœuf ou un âne d'une blessure grave et le guérit, reçoit pour son salaire un sixième du prix de l'animal. Mais si l'animal meurt, le médecin paie au maître de l'animal un quart du prix de celui-ci.

Enfin, si un médecin imprime à un esclave, sans la permission du maître, la marque d'esclave inaliénable, on lui coupera les mains. S^il a agi par erreur, il jurera qu'il a été trompé, et sera quitte. Mais le trompeur sera mis à mort et enterré dans sa maison (art. 221, 227).

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