‹ Nouvelles études d'histoire du droitChapitre 20 sur 50 · V. — Du larcin et du vol · texte numérisé non relu

V. — Du larcin et du vol

Autrefois, chea les Dukadschin le larcin était considéré comme un mode d'acquisition chevaleresque et pour cette raison il existait constamment des bandes de brigands bien organisées qui répandaient la terreur dans la ville de Scutari et les environs. Ces bandes n'enlevaient jamais rien

dans le caatoQ des six tribus des Dukadscbio, ni chez leurs amis^ qui leur donnaient du paiu. Aussi trouvaient-elles toujours des gens qui leur donnaient secours et assistance. Mais aujourd'hui le larcin a beaucoup baissé dans l'opinion. 11 passe pour une honte et on peut dire qu'il n'existe presque plus. Si un vol est commis dans l'intérieur d'une même tribu, on applique lesdispositioos suivantes :

1. Pour tout objet enlevé par force ou volé on paie la valeur au double;

2. Si le larcin ou le jvol est commis avec effraction dans la maison, la hutte, Tétable, le grenier ou les ruches, le coupable paie^ outre la valeur de Tobjet, au double, une peine de 500 piastres pour ^violation de la paix du domicile.

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