‹ Nouvelles études d'histoire religieuseChapitre 106 sur 124 · Serry, col · texte numérisé non relu

Serry, col

2. C’est pour cela que, dans les argumentations, la négation de la majeure doit toujours être accompagnée de la formule Salva reverenUa ou Pace tua.

allait rejoindre à Naples Valenlia à l’agonie. 11 y recueillit les derniers soupirs de ce martyr du molinisme S dont la mort fit à Rome beaucoup de sensation. On se racontait diverses anecdotes qui faisaient mal augurer de son salut. Clément Vlll causait avec le cardinal neveu, Pierre Aldobrandin, quand il apprit cette mort; le cardinal neveu lui demanda ce qu’il pensait de l’âme du défunt : « S’il n’a eu d’autre grâce, répondit le pape, que celle qu’il a défendue, il aura eu de la peine à joindre le ciel ^ » Quelques jours après, le cardinal rencontra le dominicain triomphant : « Père Lemos, lui dit-il, le pape veut vous déclarer irrégulier, parce que vous avez tué Valentia. — Ce n’est pas moi qui l’ai tué, répondit modestement Lemos; c’est le pape luimême, lequel n’est pas sujet à l’irrégularité ; on plutôt disons que le malheureux a tué saint Augustin, puisqu’il a falsifié sa proposition L » Ces plaisanteries furent trouvées d’un goût exquis.

l....Ut gratiæ molinisticæ inartyri, extremuin agoiiein agenti, justa persolveret. (Serry, col. 379.) « Maiiibus ejus beiie precor ; absit tamen ut taies colat Kcclesia martyres, » ajoute l’bistorien dominicain. (Serry, col. 377.)

Ü. « Se non ha havuto altra gratia di quella che ha difesa, non sarà andato in paradiso. » Jocosum quidem, sed intérim notandum pontificis dictum ! ajoute Serry (col. 378).

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