‹ Nouvelles études d'histoire religieuseChapitre 110 sur 124 · Lcnios, p · texte numérisé non relu

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dence, eut, ce semble, un effet rétroactif sur son infaillibilité; car on jugea que tout était à recommencer. On parla beaucoup d’un mot de Bellarmin, que plusieurs tenaient pour prophétique : le cardinal de Montalte lui disait un jour que Clément était sur le point de prononcer en laveur des thomistes : « Je ne nie pas, répondit le jésuite, qu’il ne le puisse et ne le veuille; mais j’affirme qu’il ne lefei’apas*. » Ce mot, entendu dans des sens divers, donnait beaucoup à penser.

Léon XI, successeur de Clément VIII, ne porta qu’un mois la tiare. Paul V, qui vint après lui, n’était guère plus favorable aux jésuites que Clément. Mais de puissantes influences allaient servir l’ordre ambitieux qui, chaque jour, disait plus hautement : « Le catholicisme, c’est moi. » Bellarmin, François de Sales, Duperron, soutenaient ouvertement la théologie de la Société. Bellarmin ne faisait pas difficulté d’avouer ses sympathies théoriques pour le thomisme ; ce qui ne l’empêchait pas de servir en bon confrère la cause de Molina

Arrubal eut pour successeur La Bastide, qui avait l’humeur haute et fière. Lemos prit d’abord

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