‹ Nouvelles études d'histoire religieuseChapitre 53 sur 124 · Parme · texte numérisé non relu

Parme

de Frà Salimbeiie, franciscain du xiii® siècle, nous fournil à cet égard de précieuses lumières. Le commentaire de Joachim sur Jérémie y est souvent cité. Salimbene en eut pour la première fois connaissance en 1248 '. La brouille irréconciliable de Frédéric II avec le parti italien et pontifical ayant commencé vers 1239, l’époque de la rédaction du « Commentaire sur Jérémie » est ainsi fixée entre des limites assez étroites'^.

On a imprimé plusieurs fois à Venise et on trouve i dans quelques manuscrits^ sous le nom de Joachim des commentaires sur Isaïe, Ezéchiel, Daniel et les petits prophètes. Ces ouvrages prêteraient aux i, mêmes observations que le « Commentaire sur Jérémie ». On ne peut croire qu’en deux ou trois années Joachim ail composé tant d’écrits. Les anachronismes et les traces de supposition s’y retrouvent d’ailleurs fréquemment.

2. Le mouvement de Hall en Souabe (Fleury, LXXXIII, 3) et VEpislola fratris Arnoldi, ordinis prœdicatorum,de correctione ecclesiæ, publiée par Winkelmann (Berlin, 1865) présentent la contre-partie allemande, gibeline et dominicaine du même mouvement. Voir le mémoire de M. Vdlter, dans la Zeitschrift fur Kirchengeschichte de Brieger, t. IV, 1880, p. 360 et suiv.

3. VoirC. De Viscli, Dibl. Cisterc., p. 172-173. — Bolland., Acta SS. Maii, t. Vil, p. 103, 105. — Fabricius, Bibl. med. et inf. latin., t. IV, p. 40-il. — J. Wolf, Lectionum memorabilium et reconditarum centenarii XVI, t. 1", p. 188 et suiv.

ET L’ÉVANGILE ÉTERNEL

Le De oneribus provinciarinm^Yé&en\é comme un ouvrage distinct dans le n° 836 de Saint-Germain et dans quelques autres’, eslun extrait du Commentaire sur Isaïe. L’auteur range parprovincestoutesles villes du monde dont il connaît le nom, et prononce sur chacune d’elles un mot prophétique. Indépendamment de l’intérêt d’un pareil écrit pour la géographie, on y trouve une foule de renseignements historiques sur les affaires de la première moitié du xm' siècle. L’auteur est dominé par les mêmes préoccupations que le commentateur de Jérémie. L’animosité contre la maison de Ilohenstaufen se révèle sans cesse. La Sicile est le foyer de la tyrannie et de l’erreur (alumpna tyrannidis et errons); la Calabre est la caverne des roitelets, le trou des vipères ^ L’Ombrie et l’Espagne verront s’élever, . comme deux étoiles, deux ordres destinés à prêcher ', l’Évangile du royaume, vêtus de sacs et de cilices. ‘ Le diable suscitera contre eux une bêle féroce ; c’est la secte des patarins^

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