Script, ord. Prœd., t. I", p
JOACHIM DE FLORE
décrit, en vue du catalogue commencé par lui des manuscrits de ladite bibliothèque
Les pièces relatives à c/erne/ contenues
dans ces trois manuscrits sont au nombre de quatre.
1. — Dans le n° 1726 de Sorbonne, et seulement dans ce manuscrit®, se trouve un écrit portant pour titre : Exceptiones Ubrorum viri eruditissimi venerahilis Joachim, primi Florenlium abbalis,de pressuris seculi et mimdi fine et signis et terroribus et œrumnis, seu etiam depseudo-chrisUs et pseudo-prophetis, quorum phira scripla sunt in divinis serrno-
1. Dans les extraits des manuscrits de Rome, par La Porte du Theil, qui sont à la Ribliotlièque nationale, département des manuscrits (t. VII, feuillet :123; t. XVllI, feuillet 56), figurent, comme se trouvant dans le n" I.'ISO de la reine Christine ; Articuli cujv.idam libri, Parisiis eombiisti, qui dicebalur Evangelium sem~ piternum. Incipit^ : Sequuntur articuli quadraqinta. Je n’ose identifier cette pièce avec certitude. Je la recommande aux jeunes gens de l’École de Rome.
2. Le manuscrit de Sorbonne 1726 se compose de fragments divers réunis ensemble et ayant chacun une pagination distincte. La partie qui seule nous intéresse renferme 106 feuillets. On lit sur le dernier feuillet les notes suivantes écrites de différentes mains : Errores qui continenlur in Introductorio in Evangelium elernum et in libro Concordiarum Joachim; puis ; In hoc volumine continentur extractiones Ubrorum Joachim, et exlractiones de Evangelio eterno, et reprobationes eorumdem. — Quod volumen est pauperum magistrorum de Sorbona, ex legato magistri Pétri de Lemovicis, quondam socii dornus hujus. — Pretii 20 solidorum. — 39»s inter original ia mixta sanctorum. — Residuum require in papiro post librum de gradibus eleclorum. — Chatenabitur.
ET L’ÉVANGILE ÉTERNEL
nibus, secl idcirco non omnibus dura, quia niultis sunt nodis perplexa et occullis mysteriis. Quœ omnia spiritualiter intelleda ostendunt nobis niuUa quœ futura sunt novissiniis diebus, laboriosos scilicet reriini fines et, post multos etmagnos agones etcertamina, paceni victoribus impertiri.
L’ouvrage continue ainsi pendant soixante-dix-huit feuillets et se termine brusquement sans expUcit ni conclusion. C’est un extrait des ouvrages authentiques ou apocryphes de Joachim, sans aucune glose du compilateur *. L’intention quia présidé à la composition de ce recueil est évidente. On a voulu resser-
1. Les ouvrages ainsi abrégés sont au nombre de sept. 1“ Du fol. 1 au fol. 38 V., s’étendent des extraits du livre de la Concorde de l'Ancien et du Nouveau Testament. — 2» Du fol. 38 v. au fol. 48, s’étendent des extraits d\i Liber introductorius in Apocalijpsim, qui, comme nousJ’avons vu précédemment, sert d’introduction à l’Exposition de l'Apocalypse par Joachim. — 3o Du fol. 48 au fol. 49, extraits du Psaltérion décacorde. — 4o Du fol. 49 au fol. 59, extraits du Commentaire sur Jérémie, attribué à Joachim. —5° Du folio 59 au fol. 63 V., la lettre de Joachim commençant par Loquens Dominus Ezechieli, dont il a été parlé ci-dessus. Elle est inachevée et suivie d’un petit fragment français d’une autre main ; Cest que len dit es profecies de loachim escrit ou grant Hure de Concordances : an lande grâce mil et cc. et et v. serunt batailles es pleins de Nerbone de quatre rois esqueles morront, etc. — 6» Une lacune, puis du fol. 65 au fol. 76, des extraits du De oneribus prophetarum, attribué à Joachim. — 7° Du fol. 76 au fol. 78 v., des extraits du Commentaire sur Ezéchiel, attribué de même à Joachim.
JOACHIM DE FLORE
rer sous un petit volume toute la doctrine de l’abbé Joacbim. Nous aurons à examiner si la compilation contenue dans notre manuscrit peut être identifiée avec quelqu’un des écrits qui jouèrent un rôle dans l’affaire de 1254.
11. — Le second document, qui se trouve dans les trois manuscrits cités, est l’extrait des propositions condamnables trouvées dans le livre intitulé Inlroductorium in Evangelium œternum par la commission de cardinaux que le pape Alexandre IV nomma, en 1255, pour examiner ledit ouvrage. Ce document a été publié par Du Plessis d’Argentré d’après le manuscrit 1706 de Sorbonne % qui est le moins bon des trois. L’édition de d’Argentré offre des lacunes qui portent sur des passages importants, en particulier sur les renvois très précis que font les censeurs pontificaux au texte de V Inlroduclorium, Nous donnerons en notes le texte original toutes les fois qu’il sera nécessaire pour compléter celui de d’Argentré C Dès à présent, il importe de relever un passage ca-