‹ Nouvelles études morales sur le temps présentChapitre 11 sur 36 · NOU VEIXES ÉTUDES - MORALES · texte numérisé non relu

NOU VEIXES ÉTUDES - MORALES

errante de leurs lettres et de leurs rapides écrits,' ces célèbres directeurs de la vie spirituelle, saint François de Sales, Bossuet, Fénelou, essayant 4& caractériser ce qu'il y a de-particulier et de noU" veau en chacun d'eux, et, chemin faisant, recueil^ lant quelques-unes de ces paroles qui éckir^ to cœur dans ses profwïdeurs. Nous n'avons, en pa*^ reille matière, aucune prétention doctrinale. G'^st d'un point de vue tout profane, tout laïque, si'jft puis dire, que nous voulons considérer laques^ lion. Historien curieux, voilà ce que nous sommes^ observateur et psychologue , rien de plus. C'eiè d'un phénomène oublié , d'une phase disparue de la vie morale que nous voudrions entretenir nofr lecteurs.

A aucune époque pet*t-être plus qu'au dix-septième siècle, on ne s'est préoccupé de la vie intérieure, de ses conditions, de ses devoirs. Le mot lui même nous est devenu presque entièrement nouveau. Aujourd'hui quel est Thomme, quelle est la femme du monde qui s'appartient un seul instant ? Pour les unsy la vie est une longue affeire chargée de soucis ; pour d'autres,' c'est une dissipation continuelle en fêtes et en. joies' bruyantes ;

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pqur. d'autres. enfin, c'est wn .mélange vif d'affwias. et^deiplaiairs.; mais,, dans .cette succession rapide d'yémotiQiïs violentes r U y A iien peu d'iutervaltesi pour la, réflexion. Où trouver,, au milieu, des qutcainemefits auxquels la vie est qu proie,, ce loisir owral, cette liberté, d'esprit quij seule, nous p^rm^id^ nous replier, sur nou^s^màmes et de^oQg^r un pe;a à cette hôtesse que nous, traitons en étraur gère, notre âme? La dernière question que.aojus nous avisions de nous poser est assurém^t celle de . notre perfectionnement. . nsoral . L'intérêt, , V anausexnent, l'aiobîtion, .nfy^a^t-il pas là de quoi remplir la capacité de nos petits cerveaux ? Quand on court d'une course si. eflrénée après la.fortune ou le plaisir, en conscience a-t-on le temps de donner une pensée, un . regret à telle qualité ou à telle vertu qui nous manqi^e ? On vaut, toujours, à peu de chose près, ce que valent les autres. N'estce pas asse:5 ? L'essentiel est de ne rien faire qui puisse compromettre la considération dont qq jouit. On s'habitue à pr'e,Q4re ainsi dans l'opijciion lai règle uniq^ue de ses actes, et Ton tient pour un pédiJit incommode quiconque exige plus pour luir même ou pour nous.. N'est-ce pas de cette façojji que se gouverne le monde et y a4-il dans cette es.-

(piisse la- moindre, exagération?

On ne s'aperçoit po^ qu'ià ce train des choses, l'Ame s'oblitère et se dégrAde. Négligée, elle se né-

glige ; ennuyée d'elle-même, elle se répand au dehors pour se fuir. Elle jouit de son vertige et précipite elle-même le mouvement du torrent qui l'emporte. Elle ne se possède plus dans ce rapide écoulement de sa substance. Les sensations s'accumulent, mais l'être sensible ne s'appartient plus et n'a pas le temps de se sentir lui-même. A pQursuivre si furieusement la vie, on s'étourdit de son propre tumulte et l'on perd tout le prix de la vie.

Nous vivons pour nous-mêmes et dans les autres ; la loi religieuse est précisément tout le contraire, c'est de vivre en soi et pour les autres. Le souci continuel du perfectionnement moral et la charité , voilà Tessence de la morale évangélique. Nous ne prétendons pas que Tidéal de cette haute et difficile morale ait été pleinement accompli au dix-septième siècle. Loin delà; les passions étaient trop vives, les ambitions trop ardentes, les mœurs trop libres et trop voisines encore de la licence du siècle précédent, pour qu'il soit permis de le croire. Mais il y avait un correctif puissant à cette fougue et à cette indiscipline; c'était l'habitude de la vie intérieure. Au milieu des existences les plus frivoles ou les plus orageuses, il était fare qu'on ne se réservât pas quelques instants de silence et de solitude pour penser à soi. La parole d'un prédicateur inspiré, la lecture même rapide d'un de

ces petits traités de théologie ou de morale qui s'égaraient jusque dans les ruelles et les boudoirs, la rencontre d'une de ces hautes piétés relevées d'un grand mérite, comme celle qui consacra la vieillesse de Condé, c'était là une de ces circonstances qui tiraient l'homme de sa dissipation ou le rappelaient de ses écarts. D'ailleurs, si la surface de l'âme était souvent bien peu chrétienne, le fond l'était généralement. Aux heures tristes, sous le coup d'une disgrâce du prince ou de la fortune, ou bien encore vers le soir d'une vie déclinante, dans l'apaisement des passions, le fonds religieux reparaissait ; la vie intérieure reprenait son cours, longtemps troublé, violemment jeté hors de sa voie, souvent même refoulé jusqu'à sa source ; c'était le moment marqué pour ces illustres repentirs qui préparaient aux plus grands hommes de ce temps, aux ministres, aux courtisans, aux militaires, comme aux femmes du monde, de si saintes morts. Notre scepticisme sourit de ces pénitences soudaines qui rompent si brusquement une vie par le milieu ou qui la terminent ; nous osons en suspecter la sincérité. On ne réfléchit pas que ces coups de la grâce > comme on disait alors, étaient plus naturellement amenés qu'il ne nous semble aujourd'hui. Il y avait au fond de presque toutes les âmes une foi sourde, quelque chose comme le feu caché d'un christianisme intérieur

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qui ne demandât poor éclater qu'une de oq» (^ casioBfs vives. ^ Le' mal était. grand sans.daQtei et il n'y a qu'une . admiration aveugle qui veuille foire de cet âge le modèle de Thumanité. Le^ioad était grand, mais il n'était ni. sans correctif, ms^os remède. Il n'y avait presque pas une vie où VQXiM donn&t au soin de l'âme une journée, une.vbewr^^r Quelle part lui faisocs-nous' aujourd'hui?

Ce qui entretenait^alors ce noble courant de4a vie intérieure, où se retrempaient les âmes.fatîn guées^ de l'ambition, trompées par la fortune et» désintéressées du plaisir pour en avoir trop^ péré, c'était l'habitude de l'examen de conscîene^ Ne sourions pas trop de ce. mot DeiS philosof^ comme Sénèque ont raco22imandé cette prati(if(ft la plus saine «tila plus fiortifiaate qui soit au monde^ Cette obligation de rentrer en soi- même â deccar^ tains intervalles, et d'interroger le dernier. ^ foad de l'être, ce fond qui édiappe au regard et à l'a^H prédation des hommes ; une scrupuleuse sudrveiik^ lance qui s'exerce sur la naissance et le dévetofipe* ment, des penchants, sur la complicité secrète d« l'âme pour le mal ou sur la mollesse de ia^ré-n pression; un vif désir d'être sincère avec soi, Mm aoble joie (sans orgueil pourtant et sans présQflîp^ tion, car cela gâterait tout) de se sentir pluscou*^ Fageux et plus fort 5 ou, ce qui<arrive plus^souvenij des tristesses fâaktaires^idies.hQintes généreuses

qui suivent la découverte^efflos infirnaUés oadiées^ rhumiliatioii de se trouver si loin eacore du- but entrevu ou espéré ; et,. pour conclure, une. décision vigoureuse qui prépare l'avenir en condamnant le paifôè, n'est-ce pas là une merveilleuse hygiène» de Fàiïie^t la pure morale philosophique ne l'a-t-ellô pas adoptée pour elle-même? Presque tout le monde au dix- septième siècle avait retenu cette pratique : tous n'y recouraient pas sans doute arinec ^ une égale efficacité ; mais presque tous les gens frivoles, comme les gens austères, s'y exerçaienol de'temps à .autre. Pour personne, les m<mients n'étaient perdus : la sagesse se fortifiait, lafriwj lité pensait. Ce n'était pa^ une conversion sans doute. Non, mais les plus dissipés, dans ces hett^^ res de réflexion rapide Jetées en passant sur ie cours de leur vie, en recevaient quelque germe d'idée sérieuse qu'ils emportaient même à )leup insu au milieu de leurs plus folles joies, et qui plus tard, en des circonstances plus calmes, pouvaft fiructifier et mûrir.

La vie intérieure n'était pas alors seulement» une habitude, c'était presque un art. Les^ âmes avideB de perfection et amoureuses de Dieu ne se conte»taient pas des pratiques de la piété vulgaire. Il leur fallait quelque chose déplus savant et déplus raffiné. La vertu, la piété, la dévotion, tels étaient les degrés de la perfection mystique^ qu'elles» aMs-^

talent péniblement, s'arrètant à chaque pas pour se rendre compte de la route, pour reprendre haleine et continuer d'un cœur plus vaillant cette courageuse ascension vers le ciel. Elles marquaient leur but si haut, elles suivaient des voies si rudes, qu'il n'est pas étonnant qu'elles aient eu besoin de secours particuliers et d'appuis. De là est née cette science du gouvernement des âmes qu'on a nommée la direction spirituelle, et dont nous avons sous les yeux d'admirables et curieux monuments.

La direction des âmes, c'est la vie intérieure gouvernée et perfectionnée. Mais qu'on le remarque bien, c'est un gouvernement particulier, non général. La morale chrétienne convient à tous- Dans ses grands et larges préceptes, elle embrasse l'universalité de la vie et du monde. La direction au contraire est la conduite spéciale d'une âme. Elle se modifie de mille façons selon le tempérament religieux de chacun. Elle applique le remède où il faut, et inégalement actif selon la nature et la gravité du mal. Ces belles âmes ont toutes leur, blessure intime et leur plaie qui saigne en secret. Il faut la scruter, la sonder de l'œil et de la main, la traiter avec des ménagements infinis et un art à la fois plein de délicatesse et de précision. Les unes souffrent d'un excès de scrupule. C'est la maladie des âmes pures, qu'épouvante l'ombre d'une

pensée mauvaise passant sur le fond immaculé de la conscience. Les autres, inégales et excessives, tombent d'un élan immodéré d'amour et de joie dans un abattement sombre et dans une aridité qui les désespère. Elles n'ont plus de sensîbley comme elles disent; elles s'imaginent qu'elles n'aiment plus Dieu parce qu'elles ne jouissent plus de l'aimer. D'autres enfin, nées pour les grandes aventures de la spiritualité , tendent à une perfection chimérique qui les éloigne de la véritable. A chacune de ces âmes en peine, il faut parler son Langage : il faut tour à tour, et selon l'occurrence, réprimer, relever, consoler, redresser. Il faut tour à tour employer tous les tons, la douceur, l'autorité, parfois des menaces et même l'ironie, pourvu que la discrétion la plus attentive veille à ne pas irriter le mal en contristant le malade. On voit quelles difficultés dans la pratique et ce qu'il faut de tact, de pénétration dans l'esprit, de sûreté de main pour soigner diversement ces chères âmes diversement blessées. A ce niveau de perfection, la plus légère erreur serait d'une excessive gravité.

Un peu plus de douceur, un peu plus de sévérité qu'il ne faut, voilà une imagination qui s'égare dans des -voies périlleuses, voilà une volonté qui s'abat et va languir. L'honneur est médiocre : une seule âme à guider; la responsabilité est grande:

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cette Ame^ elle sera tout ou rien, . selon ce 4{âe TOUS la ferez être.

Aussi est-il aisé de comprendre que la direction sfaccqrde comme un privilège, non comme un droit commun. Tous les fidèles ne sauraient également y prétendre. Il faut, pour obtenir d'être dirigé dans les voies de la haute dévotion, que l'on ait été remarqué pour quelque mérite particulier dont nous ne savons pas toujours nous rendre compte, à cette distance des temps, mais qui a provoqué dans le pasteur d'âmes une prédilection et un attachement spécial. C'€st tantôt une humble femme comme la sœur Cornuau qui, pendant vingt-quaiare ans, retient fixés sur elle et sur les mouvements les plus délicats de son cœur le regard et l'attention de Bossuet. Tantôt c'est une dame illustre par son rang dans le monde et remarquable par sa vive piété, comme Mme de Chantai pour saint François de Sales ou Mme de Montberon pour Pénelon. En général, disons-le, c'est dans les classes les plus élevées de la société que s'exerce la direction. L'exemple de la sœur Cornuau est rare. Il y a comme un attrait naturel et réciproque entre le zèle de ces grands prélats et la piété patricienne. L'un est comme de plain-pied avec Fautre. J'ai peur que la distinction des classes ne se^conserve même à c e niveau où il semblait qu'elle dût disparaître, et qu'il n'y ait encore un peu d'esprit

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aristocratique dans la prédilection et le choix. Après tout, quand cela serait, faudrait-il beaucoup «'^en étonner ? La faute en serait au temps plus <Iif4iux hommes. Ce commerce spirituel suppose des raffinements de délicatesse, une quintessence de piété, un amour de la perfection- qui ne «e rencontre guère que dans certaines conditions de «uiture intellectuelle, et ces conditions elles- . mômes se rencontraient rarement alors ^en de- [ hors de ces grandes maisons où les traditionsî-de [ famille, soutenues d'une éducation distinguée , apprenaient à penser plus haut que le reste de l'humanité. Aujourd'hui tout cela est bien changé. Nous croyons volontiers que la direction spirituelle s'est accommodée au progrès social et qu'elle -a élargi ses choix.

Il faut bien comprendre, d'ailleurs, que ces élections spéciales d'une âme ne faisaient tort à personne. La direction n'usurpait aucun des droits réservés au tribunal de la pénitence. En toute occasion, les maîtres de la vie spirituelle rappellent cette distinction des deux ordres et des deux sphères d'action : la confession et la direction. Le directeur n'est pas le même que le confesseur. On doit à l'un l'aveu des fautes, à l'autre la confidence des peines secrètes et des troubles. L'un a le pouvoir d'absoudre, l'autre n'a que le pouvoir de conseiller. L'un est, si je puis

dire, le ministre impersonnel de Dieu, Tautre est un ami supérieur,- c'est à la fois un confident et un maître. Or^ qui ne voit que ^e^as le domaine des choses spirituelles aussi bien que dans la vie ordinaire, Tamitié particulière est un don gratuit? On raccorde et on la refuse à qui Ton veut ; on ne la doit à personne. Tout fidèle a droit à la pénitence; nul n'a un droit absolu à ce commerce tout spécial de la direction. Ces distinctions paraîtront subtiles et oiseuses, tant les idées qu'elles supposent nous sont devenues étrangères. Elles ont leur importance pourtant, au moins historique, puisque ces idées ont tenu leur place dans les habitudes de nos ancêtres. D'ailleurs, en pareille matière, tout dédain me semblerait déplacé. J'estime qu'il n'y a rien de médiocre là où est engagée, pour une part quelconque, la conscience.

Je ne craindrai donc pas d'insister. Ces affections toutes spéciales que l'on rencontre dans la direction spirituelle sont conformes au plus pur esprit du christianisme et à sa tradition. Laissons parler saint François de Sales, s'excusant de faire des conduites particulières à la piété, au milieu même des embarras et des charges d'un grand diocèse. « Qui ne sait que Timothée, Tite, Philémon , Onésime, sainte Thècle, Appia, étaient les chers enfants du grand saint Paul, comme saint Marc et sainte Pé-

tronille de saint Pierre? Et saint Jean n'écrit-îl pas une de ses épîtres canoniques à la dévote dame Electa? C'est une peine, je le confesse, de conduire les âmes en particulier : mais une peine qui soulage, pareille à celle des moissonneurs et vendangeurs, qui ne sont jamais plus contents que d'être fort embesogneux et chargés. C'est un travail qui délasse et avive le cœur par la suavité qui en revient à ceux qui Tentreprennent, comme fait le cinamome, ceux qui le portent parmi l'Arabie heureuse. On dit que la tigresse ayant retrouvé l'un de ses petits, que le chasseur lui laisse sur le chemin pour l'amuser, tandis qu'il emporte le reste de la littée ; elle s'en charge, pour gros qu'il soit, et pour cela n'en est point plus pesante, ains plus légère à la course qu'elle fait pour le sauver dans sa tanière, l'amour naturel l'allégeant par ce fardeau. Combien plus un cœur paternel prendra- t-il volontiers en charge une âme qu'il aura rencontrée au désir de la sainte perfection, en la portant en son sein comme une mère fait son petit enfant, sans se ressentir de ce faix bien aimé ? Mais il faut sans doute que ce soit un cœur paternel ; et c'est pourquoi les Apôtres et hommes apostoliques appellent leurs disciples non- seulement leurs enfants, mais encore plus tendrement leurs petits enfants. » A cette nomenclature d'illustres exemples tirés des entrailles mêmes du christianisme, le

pieuxrévêque aoicait pu suouter biende&nom^^i^eia des grandes dames romaiaesTquQ.saiQt. iérômje^rige dufond de sa solitude, et la dévote Ftonotiae à laquelle écrit saint Augustin.

C'est donc un fait essentielleinent chrétien que le gouvernement particulier des âmes; j'fy^ute que ce fait est exclusivement chrétien. Je regrette, plus que je ne le, puis dire, de ne pouvoir suivre dans toutes ses conclusions une œuigre de science délicate et de morale exquise ^ L'auteur s'est proposé de. montrer dans les. LettresxàJAtfiir lius le commenceioient et comme une ébaucha de la>direction spirituelle. Bâende plus ingénieux <pie les preuves, qui reposent toutes sur des .citations habilement rassemblées et sur des analogie!^ taut à fait .curieuses. Onestcharjné, presque, convainfin. Pour s'en mieux convaincre encore, on a recours au livre, on relit quelquesrunes de ces lettres^et le charme se dissipe. On se retrouve en face de cet étrange composé de moraliste sublime et de sophiste, du Sénèque que nous connaissons. Au lieu d'un conseil atlectueux et. suivi, scrutant avecuae compassion sévère les> souffrances particulières de l'âme bien-aimée, et. tirant du fond du cœur les paroles qui peuvent la guérir, on trouve des développements.habiles sur un sujet donné, (tes avis qui

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