‹ Nouvelles études sur la restauration juive après l'exil de BabyloneChapitre 15 sur 65 · LOT · texte numérisé non relu

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donnent au trésor de l'œuvre vingt mille dariques d'or, 2200 livres d'argent etc. ; le reste du peuple également vingt mille dariques d'or, 2000 fer es d'argent et 67 vêtements sacerdotaux etc. Est-ce là l'exécution de l'engagement pris dans l'assemblée de Jérusalem ? Ceux qui prodiguent ces richesses, sont-ce les mêmes qui, « pour ne pas abandonner la maison de leur Dieu »

(X. 40), ont promis de donner annuellement un tiers de sicle ? .

Il est clair que les trésors offerts par le peuple et ses cheis, d'après le ch. VII de Néhémie v. 70 ss., doivent servir à l'établissement, à l’organisation du culte (1) ; 1ls sont visiblement destinés à faire face à des besoins tout spéciaux, extra-. ordinaires. On se demande en vain quel aurait pu être le motif de cette générosité soudaine dans les circonstances auxquelles M. Kosters nous convie à la rapporter : Néhémie est pour la seconde fois de retour à Jérusalem depuis assez longtemps ; Esdras est revenu à son tour de Babylone avec une caravane de captifs délivrés ; les émigrants avaient apporté, il est vrai,

de riches offrandes, mais les avaient déposées au temple aussitôt

après leur arrivée (VIII 33, s.) ; vient ensuite la campagne malheureuse contre les mariages mixtes ; on réunit les Juifs fidèles en une communauté religieuse d'où les coupables obstinés

sont exclus et à cette occasion tous S'engagent à payer annuel

lement un tiers de sicle, à fournir à tour de rôle du bois pour l'autel. Et c'est après l'exposé de ces faits, à la suite du tableau.

des membres de la communauté nouvelle, que le récit PARRE ce

aurait enfin rapporté, comme un détail complémentaires la fabuleuse prodigalité des associés ! æ

Nous ne croyons pas que l'opinion de M. Kosters sur Re gine et la nature du document renfermé au chap. LI d'Esdras (VIT 6 ss. de Néhémie) ait quelque chance de se voir acceptée

par la critique. Il est vrai, comme le titre l'indique (+), que la

(1) Certains auteurs croient, à tort, que le passage 70-73 dans Néhémie doit être considéré comme appartenant, non pas au document qui renferme la liste des compagnons de Zorobabel, mais au récit des événements arrivés sous Néhémie :

il faudrait le rattacher à ce qui suit, et non à ce qui précède. dans le contexte. i

Au ch. I d’Esdras les versets en question ne seraient pas à leur place. (2) Esdras IT, 1. Néh, VIX, 6.

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pièce a été rédigée alors que les familles énumérées étaient déjà établies dans le pays. En cela nous nous rallions volontiers à l'avis du professeur de Leyde, qui est celui de de Smend et de bien d’autres (1). C’est ce qui résulte encore de la notice finale Esdras IT 70 (Néh. VII 73). Mais il ne peut y avoir de doute que la liste se rapporta dès l'origine à l’époque de Zorobabel et aux émigrés revenus avec lui de Babylone. Les termes dans lesquels le titre est conçu, qu'on les prenne en eux-mêmes ou qu'on les rapproche du v. 59%, ne s'expliquent pas autrement. Les circonstances du retour seules rendent compte de la mention des bêtes de somme et de l'importance attachée à ce détail (v. 66, 67). On comprend parfaitement les mesures provisoires. rapportées aux vv. 59-63, au moment d'une première organisation, lors de l'établissement dans le pays des colons nouvellement arrivés. — Les richesses qu'ils offrent sont des dons apportés de Babylone ; c'est le même fait que nous voyons se reproduire plus tard à l’arrivée d'Esdras (VIII 25 ss. 33 s.). Il n’est pas probable, dit-on, que les Juifs, lorsqu'ils recueillirent de l'argent pour la construction du temple, auront offert de préférence des ornements sacerdotaux (2). Mais 1l semblera à plus d’un que les offrandes de cette nature se conçoivent précisément le mieux à une époque où il s’agit de restaurer le culte ; en même temps qu'ils rassemblent les fonds nécessaires pour la construction de la maison de Dieu, les Juifs avisent aux préparatifs en vue de la célébration du service divin qu'ils s’occupent à rétablir; la chose était d'autant plus urgente qu'on m'avait pas à attendre, pour remettre en honneur les cérémonies sacrées, que le temple fût rebâti (3). On chercherait vainement une allusion à des ornements sacerdotaux parmi les dons que le peuple s'engage à fournir sous la direction de Néhémie (X), et parmi les trésors qu Esdras apporte avec lui à Jérusalem ; c'est qu’alors on n'avait plus à pourvoir qu’à l'entretien du culte depuis longtemps rétabli ; tandis qu'à l'époque où nous place

1) Natons que Kosters formule la conclusion en termes qui préjugent arbitrai-

rement ce qu'il met lui-même en question, p. 38, 39. (2) Kosters p. 41. — (3) Esdras IT, 2 ss. Aggée IL, 14.

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