SUR
LE SIJLEIJRE J\OIR DE flERCIJRE.
—yj\ru\r^
Toutes les raisons dont on s’est servi pour nier la vertu antipestilentielle et plus spécialement anticholérique de l’éthiops minéral, ne sauraient être attribuées qu’à une erreur impardonnable, à des inexactitudes, ou, disons-le, à des assertions mensongères, indignes de ceux qui ne devraient aimer que la vérité.
L’erreur fut commise par celui qui, croyant avoir écrit, il y a longtemps, que l’éthiops minéral avait été inefficace en Hongrie, n’avait parlé, en réalité, que du magistère ou sous-azotate de bismuth. (Giorn. délia R. Accad. di Medicina di Torino; anno XXj Vol. LIVj n° 21 j 15 novembre 1865j pag. 229; Studj sul colera asiatico con ispeciale riguardo aU’epidemia che regno in Trieste Vanno 1849 J del dottor Alessandro Goracuchi. Trieste j tip. del Lloyd Austriaco, 1850, pag. 192, ecc.) Affirmation qui, n’ayant pas été contrôlée, fui répétée par d’autres.
Les inexactitudes coupables furent l’œuvre de ceux qui n’osèrent point avouer que l’insuccès qu’ils signalaient n’était dû qu’à eux-mêmes, soit pour avoir administré un sulfure acidulé ou légèrement alcalin, soit parce qu’ils l’avaient administré à trop petites doses, ou trop tard, ou dans des maladies qui n’avaient rien à faire avec le choléra.
Enfin, les assertions mensongères doivent retomber sur ceux qui afiirmèrent : qu’il était mort des cholériques auxquels ils avaient administré à hautes doses l’éthiops minéral, lorsqu’ en fait ils ne leur en avaient pas fait prendre un seul grain; et sur les personnes qui déclarèrent avoir guéri des cholériques sans recourir au remède en question, quand au contraire elles leur en avaient administré de fortes doses.
Examinons maintenant avec soin les résultats des nombreuses méthodes curatives pratiquées, notamment à Rome, en les comparant aux etîets curatifs et préservatifs du sulfure noir mercuriel.
Tableau statistique et proportionnel des résultats obtenus dans les diverses invasions du choléra à Rome et dans d’autres villes d’Italie et de l’étranger.
PrevYiiève invasion du choléna à Rome en lS3t.
Des 894 cholériques soignés à l’hôpital temporaire de Santa Galla, du 8 août au 8 octobre, sor-
tis de l’hôpital après complète guérison, 270 (1),
ou 0/0
Des 490 femmes
atteintes du choléra et soignées
à l’hôpital de S. Giovanni, du 31 juillet au 8 octobre, guérisons 160, ou 0/0 32,60
Des 85 cholériques soignés à l’hôpital temporaire israélite, du 7 août au 20 septembre, guérisons 29,
ou 0/0 34,11
Des 123 israélites atteints par le choléra, du 6 août au 20 septembre, guérisons 44, ou 0/0 35,77 Des 813 cholériques soignés au lazaret de l’hôpital de Santo Spirito in Sassia, du 2 août au 2 octobre, guérisons 291 (2), ou 0/0 .... 35,79 Des 51 cholériques soignés dans les couvents et dans les monastères, du 17 août au 14 octobre, guérisons 19, ou 0/0 37,25
Des 956 cholériques soignés dans le vaste établissement de S. Spirito in Sassia, du 21 juillet au 4 octobre, guérisons 362, ou 0/0 .... 37,86
Des 190 cholériques de l’hôpital temporaire de
Santa Maria in Posterula, du 24 août au 8 octobre,
guérisons 72, ou 0/0 37,89
Des 38 israélites atteints du choléra et soignés
(n La plupart des dlémcnts qui ont servi h former ce premier tableau ont été extraits de la SlaUstica di colora che furono presi dal calera asiatico in Roma nell'anno 1837, compilala per Monngnor Camillo Amici, segretario délia commissioiie di puhblica incolumità in Roma, 1838, p. 22-87.
Mais je dois faire observer que si cette statistique est incomplète, cela vient de ce qu’on avait négligé de faire lo rapprochement du chilfre.des guéris et des morts de celui des individus atteints par le choléra. Néanmoins, c’est lit un travail des plus intéressants, surtout si l’on considère les circonstances au milieu desquelles il fut effectué, .l’aurais été heureux, si la chose eût été possible, de voir se produire de pareilles statistiques durant les deux invasions cholériques suivantes.
(2) Ces chiffres sont extraits de l’opuscule intitulé : Intorno ai sintomi dcl colcra asiatico in Roma ed ai risultamenti dei metodi di medicare adoperali nelle üorsie deJ venerabile arciospedalc di S. Spirito in Sassia, osservationi dei dottori Pietro Gain e RaU'aele Lnchini, medici primarj soprnnnumerii Roma, 18.78, p. VII,
chez eux, du 6 août au 17 septembre, guérisons 15, ou 0/0 89,47
Des 9,360 cholériques représentant le total des individus atteints à Rome, du 28 juillet au 3 novembre, guérisons 3,958, ou 0/0 . . . . 42,23
Des 331 cholériques soignés à l’hôpital temporaire de Gesù e Maria, du 22 août au 10 octobre, guérisons 98, ou 0/0 42,42
Des 5,337 cholériques soignés chez eux, du 29 juillet au 3 novembre, guérisons 2,356, ou 0/0 . 44,14
Des 158 cholériques soignés dans les établissements publics , du 16 août au 20 octobre, guérisons 71, ou 0/0 44,90
Des 399 cholériques de l’hôpital temporaire de S. Calisto, du 28 août au 12 octobre, guérisons 181,
ou 0/0 45,36
Des 56 soldats de la ligne atteints par le fléau, du 18 août au 21 octobre, guérisons 26, ou 0/0 . 46,42 Des 224 détenus atteints du choléra, du 11 août au 9 octobre, guérisons 104, ou 0/0 . . . 46,42
Des 23 cholériques de l’hôpital de S. Giacomo, du 28 juillet au 27 août, guérisons 11, ou 0/0 . 47,82 Des 143 cholériques de l’établissement de S. Spirite in Sassia, n’appartenant pas au lazaret, du 28 juillet au 3 octobre, guérisons 71, ou 0/0 . . 49,65
Des 138 cholériques de l’hôpital temporaire de Santa Francesca Romana, du 12 septembre au 5
octobre, guérisons 81, ou 0/0 58,69
Des 28 cholériques soignés en tout ou en partie par l’un des médecins de la maison de secours des
arrondissements Pigna et S. Enstachio, du 27 août au 15 octobre, guérisons 20 (1), ou 0/0 . . 71,42 Des 100 diolériques appartenant au corps de la gendarmerie, du 18 août au 30 septembre, guérisons 96 (2), ou 0/0 96,00
Les deux derniers chiffres proportionnels de ce tableau confirment la nécessité de la cure immédiate dans les épidémiesj parce que c’est précisément à cette prompte application des remèdes que l’on doit les attribuer.
Ce fut à cette époque que le sulfure noir de mercure ou éthiops minéral fut administré pour la première fois, à notre connaissance du moins, par M. le docteur Pietro Galli et M. le professeur Raffaello Luchini au lazaret de S. Spirito in Sassia dans une <( mixture de bicarbonate de salicine de soude, d’am- « moniaque, d’hypersulfure d’hydrargyre et d’opium, « laquelle était administrée en pilules dont on sou- « tenait l’action au moyeu d’une boisson contenant « à peu près les mêmes ingrédients ; des 7 individus « qui en prirent et qui tous étaient gravement at- « teints par le choléraj deux en sortirent sains et « saufs; et ce qui mérite d’être observé, c’est que « dans ces deux cas la réaction fut très-douce, sans « être accompagnée d’aucun symptôme grave (3). »
(1) Ces chilTrcs sont extraits d’un article ayant pour titre : Cemü per la sloria medica dcl calera contaffioso di Rama nelVanno 1S37, Iratti dalla pratica di S. C.; nel piornale arcadico di Rama, T. LXXIIf, ottohre, novembre c dicemhre iS37, p. 400.
Bien que ce travail soit assez mddiocrc, en raison des graves et dilPciles circonstances durant lesquelles il fut fait, il trouva cependant un accueil des plus bienveillants près de MM. les rédacteurs du RnlleUinn dette scieine mcdichc di Bnloffna, anno X, Serie 11, Vol. VI, juillet 1838, p. 75. Dans cet opuscule, on mentionne en outre 8 cas plus ou moins suspects qui, s’ils avaient été déclarés comme véritable choléra, auraient porté la proportion des individus guéris ii 77,77.
(2) Statistique déjà citée.
(3) Opuscule déjà cité, p. 52.
M. le professeur Sthéphane Serres qui, à partir du 12 novembre 1846, avait déjà expérimenté à l’hôpital de la Pitié de Paris l’efficacité du sulfure noir de mercure en pilules et des onctions sur le ventre de la pommade mercurielle (1), dans les cas de fièvres typhoïdes, le professeur de Serres songea à profiter de cette indication pour la cure du choléra, comme il le fit, en effet, à partir du 16 mars Jusqu’au 8 avril 1849, administrant préventivement au sujet le sulfate de quinine, le camphre, le laudanum et, au besoin, du thé, de la limonade, la potion antiémétique de la Rivière et les lavements d’amidon. Il faisait prendre l’éthiops minéral à doses de 2 à 3 pilules par jour ; ces pilules étaient composées d’un gramme d’éthiops, d’un demigramme de gomme adragante et de quelques gouttes de sirop simple; il faisait oindre ensuite chaque matin le ventre du cholérique avec 8 à 10 grammes de pommade mercurielle. Des 12 sujets sur 16 qui survécurent plus de 24 heures et qu’il soigna par ce système à l’hôpital de la Pitié, 2 étaient déjà sortis le 9 avril, c’est-à-dire le jour suivant; 3 étaient radicalement guéris ; 6 convalescents ; un seul était encore sous l’influence du mal ; mais, de ces 12 cholériques, aucun n’était mort (2).
Seconde invasion du choléra à Rome de l’été 1854 à Vhiver 1855-56.
D’après l’opuscule: Il colera di Roraanel 1861 j
(1) Comptes-rendus de l'Académie des sciences de Paris, T. \XV, 1847, pages 215 et 232.
(2) Comptes-rendus cités, T. XXVIll, 1819, p. -153.
ricerche statistiche (1), des 99 femmes atteintes du choléra et soignées à l’hôpital de S. Giovanni en
1855, guérisons 20, ou 0/0 20,20
Selon le même opuscule, de tous les individus atteints du choléra à Rome en 1854, c’est-à-dire
2,142, guérisons 496, ou 0/0 23,15
Des 330 cholériques du lazaret de Santo Spirite, du 6 août au 14 octobre 1854, guérisons 83 (2)
ou 0/0 25,15
Selon le même opuscule, des 196 femmes atteintes du choléra et soignées à l’hôpital de S. Giovanni en 1854-55, guérisons 56, ou 0/0 . . . . 28,57 Des 448 cholériques du lazaret de S. Spirito, du 26 juillet au 13 décembre 1855, guérisons 146 (3)
ou 0/0 32,58
Toujours d’après l’opuscule précité, des 97 femmes atteintes du choléra et soignées à l’hôpital de S. Giovanni en 1854, guérisons 36, ou 0/0. 37,11 Dans l’invasion cholérique de Nepi, en 1854, tous les individus atteints par le fléau, dont le nombre s’élevait à plusieurs centaines, y compris ceux dont la maladie se trouva compliquée par les vers, furent sauvés, grâce au docteur Girolamo Fantucci
(1) Ce travail a éti* publié par M. le docteur chev. Francesco Scalzi, lecteur de matière médicale et de ttiérapeutliique générale h l’Université de Rome, medico dj coZ/fiÿjo, médecin en chcl' des hôpitaux, directeur du GrontaZe medico di Roma, ^ orna 1868.
(2) Sulla enrpmidente cfficacia dei hagni generali caldi di cloruro di calce conlro
il calera analico, ecc. — Lcllcra dcl car. Lcopoldo Sahalini Romano, medico prmano soprannumero nelVarcispedale di S. Spinto, al dircllore délia Corrispondenza .icienlifîca in Roma. Voyez dans ladite Corrispondenza, anno IV, n. 18 19 e 20, 5 e 10 oltobre 1855, p. 150. > , ^
(3) Rendiconlo slatistico clinico dei colerosi ciirali nsi lazzarello esistentc pressa l arcispedale di S. Spinto in Sassia, dal 26 luglio a tutto il 25 dicembre 1855, dal ilottor Candido BevitaMua, medico primario dcgli ospedati di Roma et dircllore dei lazzarello. Roma 1856, p. A'V.
1, 'Icvoir accorder une coiinance toute particulière
h ' anticliolériqae, l’administra è partir du 25 octo-
bre à 143 de ses malades, dont 59 survécurent, c’est-k-dire 45,25 0/0.
qui leur administra l’éthiops minéral (1). 100,00 Dans l’invasion du choléra à Ravenne en 1855, tous ceux qui, aux premières atteintes du fléau, prirent de l’éthiops minéral furent sauvés, et cela grâce à M. le pharmacien Luigi Gelli, à quelquesuns de ses collègues et à plusieurs médecins, parmi lesquels il faut citer M. le docteur Torquato Malagola et M. le docteur Gaetano Ghigi, lequel réussit à guérir plus de 50 cholériques en leur administrant ce précieux remède (2) . . . . 100,00
C’est 'également en administrant l’éthiops minéral qu’un autre médecin de Rome parvint à sauver tous les cholériques qu’il eut l’occasion de soigner
pendant la durée du fléau {3) 100,00
Si les derniers chiffres proportionnels de ce tableau statistique prouvent la nécessité d’une cure spécifique dans les épidémies pestilentielles, ils prouvent aussi d’une façon lumineuse l’efficacité providentielle du sulfure noir de mercure contre le choléra.
Aux centaines de cholériques qu’il eut à soigner à Nepi et qui offraient des symptômes de complication véreuse, M. le docteur Fantucci administrait l’éthiops minéral joint à l’amidon comme antlielminthique. M. Gelli l’administrait en poudre à doses variant de 15 à 18 grains, dans un mucilage de
(1) Documculo del 2 seltembre ISGI.
(2) Dnciimenlo del 3 gennaio 1S56.
(3) (lazaetla di Itologna del 12 ngnstn isr>4. — Cnmplps-rcndiis rilds plus haut. T. XLll, 1856, p.210.'— i'rofosla del solfuro mro d'idrargiro contro la febbre gialla, nclla Corrispondeina soienlifica anzidclln. aiiiio V. iimii. 32. 17 gemnm 1359. — Sulla nalura délia febbre lifoide o ncrvosa. eec., ecc., nella Corrispondenza ecicnlifica. Vol. VI. iium. 29, 30 aprilc 1361. p. 293. — Coitiptfs-rcndU'i cités plus haut, T. LU, 1861, p. 1279.
gomme arabique, et l’auteur de ces études, se prévalant des effets remarquables qu’il en avait obtenus au printemps de 1838 dans la cure de la jeune Sophie Raggi, attaquée de fièvre milliaire aphteuse suivie de symptômes de phthisie pulmonaire, et dans d’autres cas, où l’on remarquait de ces accidents qui accompagnent toujours le début de cette terrible maladie, l’auteur de ces études, disons-nous, proposa ce remède comme préservatif contre le choléra ; il conseillait de le prendre en poudre à dose de 4 grains (20 centigrammes), une ou deux fois la semaine, ou mieux encore d’un grain (5 centigrammes) par jour dans une cuillerée de vin.
11 le proposa également comme moyen curatif contre le fléau en l’administrant à doses variant de
12 à 30 grains (de 60 centigrammes à 1 gramme et 50 centigrammes) et en répétant la dose, dans le cas où le malade pris de vomissements aurait rejeté la première. Il conseillait aussi de prendre l’éthiops sans aucune mixture ou tout au plus avec de la valériane, de l’opium ou quelque autre chose propre cà en favoriser l’action. Des 22 cholériques qu’il eut l’occasion de soigner et dont les symptômes étaient plus ou moins prononcés, tous se trouvèrent bientôt complètement guéris ou en bonne voie de guérison.
Avoir proposé en 1854, contre le choléra, une proportion de sulfure noir de mercure inférieure à celle que le docteur Serres administrait à Paris en 1849, prouve suffisamment qu’il le prescrivit à Rome sans savoir que d’autres s’en étaient servi de préférence, en pareils cas.
Troisième invasion du choléra à Rome, repoussée dès son apparition en 1865, réapparue en 1866-1867.
Des 31 cholériques du lazaret de S. Spirito auxquels 1 étliiops minéral ne fut pas administré, du 25 juin au 5 juillet 1867, guérisons 8 (1), 0/0 25,80 Selon la Relazione sul cotera asiatico in Roma neWanno 1867 (2), des 2,084 individus déclarés comme cholériques et soignés chez eux , guérisons,
587, ou 0/0 , . . .28,16"
D’après Topuscule : Il Cotera di Roma nel 1867, cité plus haut, il y aurait eu 2,087 individus attaqués du choléra, dont 639 (3) complètement guéris,
on OjO 30,61
D’après la Relazione déjà citée, des 3,004 individus dénoncés comme cholériques en 1867, auraient été guéris 926, ou 0/0 30,82
D’après Vopuscolo, le nombre des cholériques se serait élevé à 3,024, dont 924 guéris, ou 0/0 30,53 Des 79 militaires atteints du choléra et soignés à Rome à leur hôpital, en 1867, sans l’emploi du sulfure noir de mercure, guérisons 29 (4), ou 0/0 36,70
(1) Prospetto slatislico degl’infermi citrali nel lazzarelto di S. Spirito, solto la dirczione del chiarissimo prof. Casimiro Manassei, dal 1° giugno al 10 luglio 1S67, del signor dollar Domenico Seghetti.
(2) Ce travail est de M. le cliev. Davide Toscani, prof, de médecine légale, expert sanitaire de la commune de Home. Home, 180S, p. 5.
(3) La dilVérence que l'on remarque entre les cliilTres de la Uctaiioneei ceux de VOpuscolo vient principalement de ce que pendant assez longtemps il fut impossible de recueillir les éléments propres îi former une statistique de la troisième invasion cholérique it Home.
(4) Prospetto dei militari curnti nette sale colcrichc, dal giorno ?,? luglio a tullo il 4 novembre IS67. 25 janvier 1S68. — Ce travail est dC a M. le docteur chevalier Antonio Tarenghi, ancien ollicier sanitaire de l'armée pontiiicale. Mais ici il est nécessaire d’avertir le lecteur (|n’une salle du rez-de-chaussée de l'hôpital militaire ayant été d’abord all'ectée anx cholériques de l’armée, on crut nécessaire de les transporter ensuite dans le couvent de S. Francesco di Paola au HioneMonii. Ce transport, bien qu’efl'ectué avec toutes les précautions possibles, eut nécessairement une certaine influence sur l’état des malades.
D’après Vopuscolo, 937 cholériques lurent soignés dans les hôpitaux de Rome en 1867, dont 345 guérisons, ou 0/0 36,81
D’après la Relazione, ce nombre s’éleva à 920,
dont 339 guérisons, ou 0/0 36,84
Des 107 cholériques du lazaret de S. Spirito, du 1®'' juin au 10 juillet 1867, guérisons 42, ou 0/0 39,25 Des 49 qui, parmi ces derniers, prirent le sulfure noir de mercure, du D^juin au 25 de même mois,
guérisons 21, ou 0/0 42,85
Des 76 qui y furent soignés avec le sulfure ou avec ce dernier associé à l’acide phénique comme
excitant, guérisons 34, ou 0/0 44,73
Des 27 cholériques qui y furent soignés avec le sulfure associé à l’acide phénique, du 5 au 10 juillet,
guérisons 13, ou '0/0 48,14
Des 227 cholériques militaires soignés à Rome en 1867 dans leur hôpital, guérisons 118, ou 0/0 51,98 Des 148 parmi ces derniers qui furent soignés avec le sulfure noir de mercure, du 25 juillet au 4
novembre, guérisons 89, ou 0/0 60,93
Des 20 cholériques soignés à l’hôpital d’Elisabethgrad (province de Kherson ou Nicolaïew, en Russie) en 1866, et traités avec le sulfure sur les prescriptions de M. le conseiller Edouard de Lindemann, guérisons 14 (1), ou 0/0 .... 70,00
Des 135 cholériques de Subiaco (Comarque de Rome) traités par M. le docteur Domenico Seghetti avec l’éthiops minéral, du 29 juillet au 28 septembre 1867^ guérisons 107 (2), ou 0/0 .... 79,25
(1) DocumeiUo del 13 inaggio 19,67.
(2) Docmento del 6 octobre 186S,
Des 31 cholériques soignés à Canterano (près de Subiaco) par M. le docteur Francesco Ceccarelli et traités avec l’éthiops minéral, du 7 juin au 2 août 1867, guérisons 27. Il faut ajouter qu’avant son arrivée à Canterano, des 15 cholériques traités selon la méthode commune, 4 seulement avaient été guéris, c’est-à-dire une proportion de 26,66 0/0 (1), au
lieu de 87,09
En admettant qu’à l’Université israélite de Rome durant le choléra il y ait eu au moins 2ol cholériques, dont 229 (2) guéris, 0/0 91,27
Des 241 cholériques traités durant la dernière épidémie à Rome par M. le docteur Lieto Regnoli avec l’éthiops minéral, guérisons 228, ou 0/0 (3) 94,60 Des 21 cholériques traités durant cette même épidémie à Rome par M. le docteur Filippo Vitaliani avec l’éthiops minéral, guérisons 20, ou 0/0 (4) 95,23 Dans l’invasion cholérique à Tunis en 1867, M. le professeur chev. Giambattista Gioia, directeur des écoles ' anglaises, y traita par l’éthiops minéral 60 cholériques, dont un seul mourut, ou 0/0 (5) 98,33 En admettant que le nombre des cas de vrai choléra soignés avec Téthiops minéral à l’Université israélite de Rome ait été de 166 et que les guérisons obtenues par cette méthode se soient élevées à 164, il résulterait une proportion de O'O (voir
(1) Docuincnti del 5 luglio et dcl 1° ottohre iS67 .
(2) Documenti deisignori dotlori Mosi\ Ascanelli, del Si) novembre 1X67: Dnnietio Amali, del 20 marzo, lieniamino Sed, dcl i6 luglio, lienedello Zeri dcU'S, Samuello del 10 e Ahramo Toscano, del 12 agoslo IS6S.
(3) Documenti del 13 ollohre 1SG7.
(4) Documenta dcl i* dicembre 1S67.
(5) Documenti del 18 febbraio e 13 aprilc 1867.
les documents des médecins attachés à cet établissement) 98,79
M. le docteur chev. Giovanni Silenzj, conseiller de notre Chambre de commerce et conseiller municipal, qui, en 1867, n’exerçait déjà plus la médecine, sauva cependant 14 cholériques en leur administrant l’éthiops minéral, ou (1) 0/0 . . . 100,00
Au couvent de San Francesco a Ripa de Rome, où l’on comptait à peu près 120 religieux, aucun symptôme cholérique n’apparut à partir du mois de mai, c'est-à-dire à partir du moment où l’épidémie commença à se répandre, durant sa période la plus meurtrière et sa période de décroissance, grâce à l’emploi de l’éthiops minéral pris en temps opportun, conformément à la prescription du médecin de ces religieux, M. le docteur Regnoli (2) . 100,00
La proportion des individus guéris par l’éthiops à l’hôpital de S. Spirito, parmi les employés, gardiens, etc., atteints par le fléau dans cet établissement, s’élève également à 0/0 100,00
11 n’en avait pas été de même, malheureusement, dans les deux invasions cholériques précédentes (3).
Des 60 personnes atteintes de vrai choléra traitées avec l’éthiops minéral, et des 10 individus atteints par le choléra compliqué de fièvres périodiques, et traités également avec le sulfure noir de mercure et de sulfate de quinine, en 1866-1867, par M. le docteur Daniello Amati, tous guérirent radi-
(1) La peste colerica e il solfuro nern di mercurio. lellera dcl sumiomiiiato, del i l ar/osto 1.969, dans la Corrispondenza scienlt/lca, Vol. VII, p. 419.
(2) Documento del 12 ottobrc 1867.
(3) Dooumenti dcl 2 luglio 1867, del 14 sellembre 1868 e del l’ giugno 1869.
Gaiement (1) 100,00
L’individu gravement atteint ici du vrai choléra au mois d’octobre 1855, et cet autre frappé également par le vrai choléra à Napled en 1866, et les 51 cholériques de la dernière invasion à Rome, guérirent tous radicalement, grâce à l’éthiops minéral. Nous citerons encore 9 personnes atteintes de choléra et de fièvres périodiques,. sauvées et guéries durant la dernière épidémie à Rome, grâce à ce même remède et au bisulfate de quinine, par M.
le docteur Mosè Ascarelli (2) 100,00
Les 17 élèves du collège Nazaréen de Rome qui, durant leur villégiature à Albano au mois d’août 1867, furent atteints par le choléra asiatique, et auxquels on administra l’éthiops minéral, guérirent tous radicalement (3) 100,00
M. le docteur chev. Filippo Rocchi, ancien chirurgien major de l’armée pontificale, aujourd’hui chirurgien en chef de l’hôpital San Giacomo à Augsbourg, ayant, au commencement de septembre 1867, ordonné â chaque brigadier du corps des dragons casernés à la Pilotta, d’administrer à tous les hommes atteints de diarrhée l’éthiops minéral, réussit à les
préserver du choléra (4) 100,00
Tous les nombreux amis ainsi que les parents de M. Giovanni Neri qui suivirent son conseil, consistant à prendre chaque jour une petite dose d’éthiops minéral, furent épargnés par le fléau (5) . 100,00
(1) Voyez la noie 2” rie la page 20.
(2) Documcnti dcl 30 ottohrc 1335, ilel 2/ norcmhrc 1366. dell'S e S9 rwvBiiibrc 1867.
(3) Dncumcnii de.l 16 ottohrc 1867 e del 18 aprite 1371.
(•1) Documriito dct 18 ottohrc 1370.
(5) Documenta del 15 mono 1360.
Il faut citer aussi les 160 élèves des écoles anglaises, et une quarantaine d’habitants de Tunis qui en 1867 furent tous épargnés par le choléra, grâce à l’éthiops minéral que M. le chev. Gioia leur avait administré comme préservatif (1) . . . 100,00
Ce fut au moyen du sulfure noir de mercure que M. le docteur Giuseppe Uffredducci parvint, au mois d’août 1865, à repousser le fléau dès son apparition à Rome (2).
M. le docteur Aristide Cadet, par le même moyen, réussit à l’arrêter dès son apparition à Faenza, au mois de septembre suivant [3) .... . 100,00
Enfin, MM. les docteurs Domenico et Ottavio Leoni, en suivanl; cette méthode, réussirent à repousser le fléau dès son apparition à Prossedi (petit village situé dans la province de Frosinone) au mois d’août 1867 (4) 100,00
En présence du choléra qui semblait menacer de nouveau l’Italie en 1865 et dont les conséquences pouvaient êtres plus graves encore, par cette raison qu’il nous venait directement de l’Asie, je conseillai, afin de le combattre dès son apparition et d’empêcher la diffusion et la multiplication des germes du terrible fléau , je conseillai de prendre chaque jour, par précaution, 4 grains (20 centig.) d’éthiops minéral. Cependant, j’eus soin d’avertir que dans le cas où l’on pût raisonnablement soupçonner que les germes du mal eussent déjà pénétré en nous, prêts
(\y Dncumenli dcl 18 febbraio e dcl 13 aprile 1869.
^(2) L'éliope minérale, il calera indiaun e.d allri morbi specifici; arlicolo dU dollar Giuseppe lllfrmlducci, dans la Corrispondeina scienliflca, Vol. Vil. num. 34 9 oUobre, p. ÿ85 e SSG. '
(3) Leltera dcl S2 sellcmbrc 1865.
(4) Documenü del 19 e del S9 agosto 1867.
à s’y multiplier bientôt à l’infini, qu’il était nécessaire de prendre en une seule fois 24 grains (un gramme et 20 centig.) du remède providentiel, en répétant la dose, si la première venait à être vomie par le malade, et en continuant à en prendre 12 grains (60 centig.), d’heure en heure, jusqu’à l’entière disparition des symptômes cholériques. J’ajouterai que plusieurs de mes collègues crurent opportun d’administrer l’éthiops à doses hecmcowp plus fortes (1).
Parmi les résultats qu’ils en obtinrent ici, lors de la dernière invasion cholérique, le plus considérable est, sans contredit, d’avoir pu restreindre les ravages du fléau dans une ville où les fêtes du mois de juin 1867 avaient attiré une immense quantité de pèlerins qui se réunissaient chaque jour dans les églises. Ces résultats prouvent sufiQsamment que le choléra peut être prévenu par l’usage fréquent ou quotidien du sulfure noir de mercure. Ils ont également affirmé une vérité aussi importante pour la médecine que pour l’humanité, vérité que beaucoup ignorent encore, que d’autres hésitent à croire et que quelques-uns affectent de ne pas vouloir admettre, c’est-à-dire que l’épidémie ne saurait être répandue par ceux qui en auraient apporté les germes où elle n’existait j^as^ quand, par le moyen du bienfaisant remède, ces germes sont entièrement et immédiatement détruits chez
(1) n .le Mois que le .sulfure noir ilc mercure, eu Icmps liYpidémics pestiu ientielles, peut l'ire toujours .idmiuistri’ uiix ailultes de I» famille humaine, en « poudic trhs-llne cl !i doses variaiu de 20 il fiO ceniiirrammes par jour, selon les B cas, comme préservatif. — et à doses variant de 1 itramme 20 centigrammes à « 3 grammes 60 centigrammes et plus' en une seule fois, selon les cas, comme « curatif, a (S. Cadet nclla l'rnpostn delt’étiopr minérale contre tccpiiooiic.nepli AUi dell'Accadcmia, raate dei Lincei, anno .Y.V/l'. Sessione /!', del 5 mono iSll. p. m.)
ces individus^ comme il résulte clairement des statistiques des trois localités indiquées plus haut.
Nous concilierons donc en disant : que les études faites à Rome sur les moyens propres à se préserver du choléra et à en triompher démontrent clairement que l’homme est libre désormais de le laisser envahir toute la terre ou de le combattre j ou mieux encore de le frapper dès son apparition en recourant au, sidfure noir de mercure^ remède peu coûteux et toujours sans danger.
Le sulfure noir de mercure, ou éîhiops minéral, est le meilleur et le plus infaillible des spécifiques contre le choléra:
1° Parce que ce précieux remède a empêché, comme nous l’avons prouvé, la multiplication, l’accroissement et même le développement des germes cholériques chez les individus qui en avaient fait usage.
2° Parce que dans trois endroits, au moins que nous sachions, il réussit à arrêter ipso facto la marche du choléra dès sa première apparition.
3° Parce que, moyennant le sulfure noir de mercure, on a pu, en différents lieux, non-seulement conserver la vie aux individus atteints du fléau, mais, ce qui est plus encore, les voir revenir dans les mêmes conditions physiques où ils se trouvaient avant d’avoir été atteints.
Ces choses ne seront peut-être pas facilement crues par tous les contemptorains^ mais la postérité^
en présence des résultats qui ne manqueront pas de se produire J plus nombreux et ptlus décisifs ençore à l’avenir^ sera bien obligée d’y ajouter foi.
4° Il n’y a et ne peut y avoir de doute sur la nature essentiellement parasiticide des deux éléments qui le composent.
5'’ Néanmoins, aucune condition de l’organisme ne s’oppose à ce qu’on en fasse usage contre la peste.
6° Le sulfure noir de mercure ne troublant aucunement les fonctions, peut être pris ajustes doses durant un long espace de temps comme remède préventif.
7® Étant parfaitement inoffensif, et les doses, même exagérées, ne pouvant être d’aucun préjudice, il peut être conlié à tout le monde pour être administré aux pauvres, aux domestiques etc., car, dans les maladies pestilentielles, il est nécessaire de l’a lministrer immédiatement à tous' ceux qui en sont atteints, parce que en pareil cas le laps de temps vraiment opportun pour triompher du fléau est, pour ainsi dire, instantané zaïgôç o'iJç Hippocrate aphorismes, section aphorisme 1®'').
8° L’expérience a démontré qu’il peut être pris avec le tamarin, le jus de citron ou le jus d’orange, sans aucune crainte qu’un pareil mélange puisse être dangereux ou même nuisible.
9° L’innocuité bien connue de l’éthiops est si grande que dans le cas même où il serait administré par erreur à des individus non atteints du choléra, ces dernières ne sauraient eu ressentir aucun effet nuisible.
10“ L’action de l’éthiops minéral détruit en nous radicalement les germes cholériques parasitiques.
11“ Pris en temps opportun, non-seulement il sauve la vie des cholériques , non-seulement il prévient les maladies, et en particulier le typhus, qui sont les conséquences habituelles du choléra, mais, ce qui est plus remarquable encore, il arrête court tous les symptômes du mal sans donner lieu à aucune réaction.
12“ Administré dans les cas graves et en temps moins opportun, il peut cependant, non-seulement sauver la vie à beaucoup de cholériques, mais encore empêcher que l’organisme ne reste sous l’influence de quelque affection grave, capable parfois même de produire la mort.
13° Administré dans les cas désespérés, s’il réussit quelquefois au-delà de toute espérance, il sert toujours à rendre la mort plus tranquille et à épargner au mourant ces atroces souffrances qui, comme le dit très-bien M. le chev. Cesare Persichetti, témoin oculaire de la dernière invasion cholérique à Ancône, sont pires encore que le mal luimême (1).
14° L’éthiops est le plus efficace de tous les remèdes, parce que, en détruisant les germes pestilentiels dans les sujets, il empêche ces derniers d’être pour les autres un foyer de contagion.
15“ Conséquemment, son emploi rend les évacuations cholériques sans aucun danger.
(l) Documenlo del 1,3 luglio 1SG5. Celle cfllcaci té de l’éthiops minéral avait été signalée déjii parmi nous parM. le docteur Alessandro Mazzotti. (Ttocumenlo del S9 dicembre 1855.)
16“ Il résulte des intéressautes expériences faites en Hollande par Deimar, Paats, van Troostwyck et LauwerenbLirg- vers la fin du siècle dernier, expériences répétées il y a peu d’années par M. Boussingault, que l’émanation du soufre neutralise pour les grands végétaux l’effet si pernicieux pour eux aussi des émanations du mercure. {Coraptes-rendus cités j T. LXIV à 1867 ^ p. 924 983). Il résulte également des expériences de M. le docteur Abeille que la vapeur humide de l’étliiops minéral peut être aspirée avec un immense avantage dans toutes les maladies où les enfants sont menacés de suffocation et notamment dans le croup. {Comptesrendus cités J, T. LXV à 1867, pag. 110 et T. LXVI à 1868 J pag. 93.) Et ces expériences ont été confirmées par M. le docteur Giuseppe Caroselli de Rome {Giornale Medico di Roinaj anno Vj 1869 j pag. 358). Cette vapeur pourrait donc être trèsutilement employée à désinfecter les animaux domestiques et peut-être l’homme lui-même; et \2i vapeur sèche pourrait être destinée à désinfecter un grand nombre d’objets soupçonnés de contenir des germes cholériques.
17“ L’éthiops minéral ayant un poids spécifique notable, il suffit de le prendre cà petites doses pour obtenir l’effet désiré.
18“ Il n’exhale aucune odeur et ne produit aucune irritation à la membrane muqueuse du nez et des yeux.
19° N’ayant aucune saveur particulière, il ne saurait exciter le dégoût du malade.
20“ Pour l’avaler, il n’est pas nécessaire de le
réduire en pilules ou d’avoir recours à quelque expédient propre à le faire pénétrer plus facilement dans la gorge, comme une hostie, etc.; il est toujours très-facile à prendre et on peut, au besoin, le répandre directement sur la langue du sujet sans y ajouter ni eau, ni sucre, ni sirop, etc. de plus.
21° Le sulfure noir de mercure se trouve dans toutes les pharmacies, aussi mal fournies qu’elles soient.
22° Et en admettant même qu’on n’en trouvât chez le pharmacien qu’une petite quantité, ce dernier peut en préparer promptement la quantité nécessaire.
23° Etant préparé chez nous et peu coûteux, il est à croire qu’on ne le falsifie pas.
24° Dans tous les cas, il serait toujours très-facile de s’apercevoir s’il est de mauvaise qualité.
25° Les praticiens sont tous d’accord sur ce fait, qu’au lieu de perdre, avec le temps, son efficacité parasiticide, l’éthiops minéral en acquiert une plus grande encore. ■
26° C’est le seul parasiticide facile à porter avec soi, en se rendant à ses affaires, sans éprouver aucune altération.
27° Enfin, c’est un médicament qui coûte si peu cher, qu’il est à la pottée des personnes les plus pauvres et de toutes les commissions de secours.
Mes collègues semblent avoir accueilli favorablement ma méthode relative à la préparation de l’éthiops minéral, laquelle consiste dans la trituration à parties égales du magistère de soufre et du mer-
cure vif. (Y. la Lettera dél farmacista Giuseppe Valori al signer professore Francesco Scalzi dans le Giornale medico di Roma déjà cité^ anno VR 1870 J pag. 321.
Documents qui concourent à démontrer l’admirable efficacité antipestilentielle du sulfure noir de mercure.