‹ Nouvelles expériences sur l'adhérence des pierres et des briquesChapitre 3 sur 45 · SG · texte numérisé non relu

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6 EXPÉRIENCES SUR L'ADHÉRENCE DES PIERRES ET DES BRIQUES Suite du TABLEAU N° I.

EXPÉRIENCES SUR t’ ADHÉRENCE DES PIERRES DE JAUMONT (CALCAIRE OOLITDIQITB) POSEES EX BAIN DE MORTIER SCR DES PIERRES DE JACMONT.

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5. Observations sur les résultats contenus dans le TABLEAU PRÉCÉDENT. En examinant les résultats précédons, on voit d’abord que la résistance à l’arrachement paraît être proportionnelle à l’étendue de la surface de contact et qu’en la rapportant au mètre quarré elle a pour valeur moyenne générale 10807 kil.

La première série d’expériences , comprenant les douze premières, où la durée du contact a été de 43 jours, du 19 juillet au 1" septembre i 834 , donne pour moyenne de la résistance par mètre quarré, des onze premières, où la surface était toujours comprise entre o'^oao et o"’,027, 1007 1 kilogrammes. La douzième et

POSÉES EN BAIN DE MORTIER OU SCELLÉES EN PLATRE, dernière expérience de cette série a donné pour la même résistance 9377 kilogrammes, et la moyenne générale de cette série donne 100 13 kilogrammes par mètre quarré.

La deuxième série, dont nous exclurons pour en parler à part les quatre premières expériences, donne pour moyenne de la résistance par mètre quarré

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Pour des surfaces de 0,026 à o,o 3 o environ, 1 1926 kil.

Pour des surfaces de 0,040 à 0,067 environ, iooo 5

Pour des surfaces de 0,078 à 0,084 environ, 9433

Ces résultats dont la moyenne générale donne 10307 kilog. pour la résistance par mètre quarré , confirment que la résistance est proportionnelle à l’étendue de la surface de contact.

On remarque cependant une diminution assez sensible à mesure que la surface de contact augmente, et elle serait encore plus notable, si nous avions fait entrer dans le calcul de la résistance moyenne les quatre premières expériences relatives à des surfaces de o"’,oioi environ. On voit, en effet, que dans ces quatre premières expériences la résistance s’élève moyennement à 19669 kil. par mètre quarré. Mais si l’on compare ce résultat avec ceux des expériences 1 , 2 et 3 de la troisième série du même tableau , où le contact avait duré 82 jours, et qui paraissent assigner à la résistance la même valeur, on sera sans doute porté à admettre que, par suite de la faible étendue de la surface de contact, le mortier avait atteint un degré de dessication bien supérieur à celui qui avait eu lieu pour des surfaces plus étendues et que c’est à cette cause qu’il faut attribuer l’excès apparent de résistance des petites surfaces sur les grandes. La différence d’ailleurs assez faible comparativement à celles qui existent parfois entre les résultats des expériences relatives à des surfaces de même étendue , n’étant pas dans le rapport des surfaces, elle ne me semble pas assez notable pour empêcher de conclure, comme résultat général de

ces expériences, que la résistance est proportionnelle à l’étendue de la surface de contact, et que , pour le mortier composé de trois parties de sable fin de la Moselle et d'une partie de chaux hydraulique, elle est moyennement de 10307 kilogrammes par mètre quarré. Ce résultat surpasse beaucoup la valeur que M. Boistard assigne à cette résistance et qui n’est que de G960 ' kilogrammes par mètre quarré, mais la ctiflérence peut provenir de la qualité des chaux employées.

Si maintenant nous comparons les résultats sous le rapport de l’influence de la pression normale exercée au moment de la pose des pierres en bain de mortier, ou à celui de l’arrachement, nous voyons :

i° Que pour les expériences 3 , 7, 8, 10, ir de la première série et 5 , 6, 7, 8, 9, 10, 12, i 3 , 21, 22, 27, 29 de la seconde série, au nombre total de 17, où il n’y avait d’autre pression que le poids propre de la pierre, la résistance moyenne est de io 3 o 4 kilogrammes par mètre quarré }

2 0 Que pour les expériences 1 , 2, 4 5 6, 12 de la première série et 11, 14, i 5 , 16, 17, 18, 19, 20, 24, a 5 , 26 de la seconde série, au nombre total de 16, où il y avait, au moment de la pose et à celui de l’arrachement, une pression additionnelle, la la résistance moyenne est de 10214 kil. par mètre quarré}

3 ° Que pour les expériences 5 et 9 de la première série , a 3 , 28 et 3 o de la seconde au nombre 5 , où la pression additionnelle exercée au moment de la pose avait été enlevée avant l’arrachement, la résistance moyenne est de io 53 G kil. par mètre quarré.

Ces résultats moyens, qui diffèrent bien moins entre eux que ceux que l’on déduit des expériences faites dans des circonstances en apparence identiques, permettent, je crois, de conclure que la cohésion des mortiers est indépendante de la pression à laquelle ils sont soumis, soit au moment de la pose, soit à celui de la séparation des surfaces.

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