‹ Nouvelles franc̜aises inédites du quinzième siècleChapitre 49 sur 87 · Granz rentes ot et grant avoir · texte numérisé non relu

Granz rentes ot et grant avoir

Qu'en viandes qu'en autre avoir ;

Des viandes petit tasta,

Et du seurplus riens ne gasta(v. 59-62).

* Et vesqui si dignement et saintement

que son ame est en paradis.

Ce récit est la mise en prose d'un conte en 386 oclosyllabiques des Vies des Pères y qui a été publié par M. Jules Le Coultre, Contes dévots tirés de la Vie des Anciens Pères (Neufchâtel, 188^), p. 47 et suivantes. Le prosateur, après avoir traduit les v. 53-54, par lesquels il débute, imagine que Paulin rencontre un ermite appelé Thomas, qui lui demande quelque pensée édifiante, et à qui il donne quelques-unes de celles qui composent le prologue du conte en vers. Pour le reste du récit, il suit pas à pas son modèle, sans rien y ajouter, mais en supprimant les réflexions morales (v. 207- 210, 379-8G), une critique des prélats avares (v. 70-88); ainsi que de nombreux détails, qui donnent de la vie au poème.

Les noms de la mère du prisonnier, Esglantine, et du gendre du roi, Meliadus, sont de l'invention du prosateur ; le rimeur n'en avait pas donné h ces personnages.

I. La partie du texte que j'omets occuperait environ Co lignes.

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