‹ Nouvelles franc̜aises inédites du quinzième siècleChapitre 57 sur 87 · DE MATIIELIN L ERMITE ET DU MUSNIER SON COMPERE · texte numérisé non relu

DE MATIIELIN L ERMITE ET DU MUSNIER SON COMPERE

Malhelîn * Tcrmilc estoit soigneux de se saulver *, tant que son ame se tenoit maislresse du corps ^ et disoit que vieul\ pochiez font nouvelles hontes, et qui en pechié se nourrist son ame lue et murdrist ; parquoy il ammoncstoit que tant que nous vivons nous esmouvions lioz cuers a bien faire par vraie confession. Et ainsy Dieu effacera nos péchiez *.

Ung jour^ ly print vouloir de aler hors de son hermîtage, pour veoir aucuns de ses amys ; mais il luy fut dit par ung hermite son compaignon qu'il n'y alast point ; car, s'il y aloit, il commettroit ung des troiz péchiez qu'i luy fui dit ; c'est assavoir qu'il s'en yvreroit, ou qu'il commettroit le pechic d'avoultrise, ou qu'il feroit homicide ; mais pour le mendre pechié il choîsy

I. Le rimcur n'avait pas donné de nom à ses personnages. 3. ^rant envie

Avoit de s'anic sauver (v. /i8-^9).

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