‹ Nouvelles franc̜aises inédites du quinzième siècleChapitre 67 sur 87 · DE DANIEL LE PROPHETE · texte numérisé non relu

DE DANIEL LE PROPHETE

Daniel estoit monlt bon et bel, bien ferme en créance et en Tamour et dilection de Dieu, qui tout a fait et créé, Jamez ne fut ydolatre, ne a faulse créance ne s'acorda, mais de tout son pouoir lez contredisoit, tellement que le roy Nabugodonosor reprenoit de ce faire. Et tant que ung dragon et une statue et ymage qu'il et le peuple adoroient par ses paroles fist destruire. Le peuple ce voyant en ot grant îre^

2 Puis dist \q roy : « Mechief ayent tous

ceulx qui aourent aultre Dieu que le Dieu de Daniel ; car il n'est Dieu que celuy. Il est tout et peut tout 3. »

Après les quelques lignes d'introduction que j'ai reproduites, le texte traduit fidèlement les versets 27-42 du chapitre XIV du Livre de Daniel,

1. Quodcum audissent Babylonii, indigriati sunt vchcmontcr {Daniel^ XIV, 27).

2. La partie du texte que je supprime occuperait environ Mi lifçnes.

3. Tune rex ait : Paveant omnes habitantes in universa terra Deum Danielis, quia ipse est salvator, faciens signa et mirabilia in terra (Dan.,

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