‹ Nouvelles franc̜aises inédites du quinzième siècleChapitre 78 sur 87 · I. Le ms.omet a mes · texte numérisé non relu

I. Le ms.omet a mes

I. La partie du texte que j'omets occuperait environ i45 lignes.

NOUVELLES FRANÇAISES DU XV* SIECLE l35

J^'original de ce chapitre est un texte latin, attribué, suivant les mss., à différents auteurs, le plus souvent à saint Bernard. M. Paul Meyer en a signalé de multiples traductions, dont trois en prose française (Bulletin de la Société des Anciens Textes, 1875, p. 61 et s. ; i885, p. 5o ; 1886, p. 48). Le texte du ms. du Vatican, comparé aux premières lignes des versions publiées par M. Meyer, se distingue nettement de celle du ms. B. N. fr. 818 (BuL 1876, p. 63) et de celle du ms. B. N. fr. 420 (BuL, 1876, p. 64 et i885, p. 5o). Il présente deux traits de ressemblance avec la traduction du ms. B. N. fr. 1768 (BuL, 1876, p. 63 et 1886, p. 48) .fontaine de larmes, pour pluie de larmes (imbrem lacrimurum), et l'addition des mots veuille avoir de moy mercy, qui manquent au texte latin. Mais peut-être ces variantes existent-elles déjà dans quelques-uns des mss. latins, qui sont nombreux. Par contre le mot appareat de l'original n est pas représenté dans la traduction du ms. B. N. fr. 1768, tandis qu'il se retrouve dans le ms. du Vatican : « qu'il s'appere a moy ». En outre ce dernier ms. seul relie les mots Recolite sedula mente, pensate à ceux qui précèdent au lieu de les rattacher à ceux qui suivent ; contresens qui paraît avoir été fait directement sur le latin. Il semble donc, autant qu'on peut en juger d'après une comparaison restreinte à quelques lignes, que le texte du ms. du Vatican représente une traduction indépendante de celles que l'on connaissait déjà.

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