RUE AUBER
IMto U raprodMlMi «t 4t tndtetua réiertd
ÎA , . '«■
pftPFACg
ClÉttft TgséîoJût iMi pcôot à k mode, rfntenr iiâ u k^ point ffinoon; d*afcof)d dis eel éciite pu hô-mâme, tort grava dans leqfotf en ne tomlie ï^ns ; «nfoi^p cUe |i'«st paa pins lukgaê qne l^ysage : Al n*esl pas mffiâenM non pins, et ne pronve pas qu'il est exeellent; elle n'est point menaçante, et n'annonce pas nne demi-donsame é/è livus dans le même gemre, ipie l'en se ps^pose de poUier inoessemineni; fHIU nHnsnIle ancon gipavetnemest, ni paesi^ ni pèsent, ni fotnr; die ne dasse pas la méiite de^ antenit eentem* ppi^ina, eniiiH(^lant.tfiBil oeqçiaeadnfnfioèçinscfn'&nosienn. li'UBl^mr n'y pn»|Te pas cpie ses amie lenis savent éfrîTe, qn'eoz senls ont de rmginalité et du génie : e^ n^ pas qn'il manqne d'amis q^intoelSy et cpi'ilnesfiit ieir^ l^vis talents, mais malheiii^nseineBl Ha se sant iUnstrés eux-mêmes par leam verf snbHmei, \mp prose dmineate el poétiqBa; el le«r eAlébBitd e|t si gsande, qu'on ne sanra^ pas plus puétw^ à établir les» Téptalkm qn'à y lioslev.
La gnend ctoriafanlsme des noms prepuea ne sa» dooapaa linté^ de cette préliMa ; il n*y anr^ paa màma raoge de oeu qoi en dcnient vendie compte çkas les jonman» ; nnlle itaniti n'y est implfiiéa) m B^y flatte la l&aine d'aneon paiti, la malveillance d'an^ cnne cotexta: riest assez dise qu'elle s^a insigniflante comme Ftenaorage.
Le bat de eeltopréfeee n^t pas qoa plue de ié«él8r nne gxsuuk et sublime arrière-pensée philosophiqae qu'on a oublié de faire sentir dans l'ouvrage ; l'auteur n'a pas la prétention de faire école,
lus
ŒUVRES GOHPLÈTRâ
M«- EMILE DE GIRARDIN
10 lÈ îrOltQNdft.
(ia'Estfaer va reisoiii^îf ft^réd lui. » Ëdgài* f ^fo côiifoiifdâ ,- il c^oyait Frédéf ic m moôm ûë fihaticlriâè, et 6èaîicatrt$ â'à'od'ès s'y trompaient càtims lui.
C'était mi d6 ceâ hommes sur lesquels tout h) tnoûdé croit pouvoir comptef . il passait pàùv bravé, parce qu'il était querelleur, j^our frâÀc , parce qu'il était contrariant,' et poifi^ él^viable, pdf^ce qu'il était fâmaièr. Il èât vrai qu'il tfàttaqfuàît igie tes pns tittilâës, ne ëôhtràri^it que lès genâ àans àVîs, et it'dffirait ses services ^ù'àiii ^el^onhës qui, par leur position^ et la délicatesse de leUi* caractère, le mettaient hbrs de dàngèf de lè^ voit àccët)ter. Néanmoins son air brusque èii imposait, et d'irilMfS couimeht sou{»çdfmè^ qu'àii hoiiimè si brù^aî^ ^t dissimuler?
A pne M. dé LoiHrille eulrii tê éëCret de éô cèlfd6téré; qu'il pitit éh ho^^fètir sbtf ancien aâ(r1. Ssi gaieité disp^hit, et f^ék& àUpas pétîS>té défiance, àù jdtM sombre dëôbufàgèàiêhl!; Ses msffiièires âNrèc Itif ëhàfigèrent ^bitèmènt, il céi^ dé le tuib^féb; a ne l'éàtûtait plus ; 6îâr a nô pouvait se ^ëébhSré â ètfténtfre éeà p^otestàtièôs d'amitié aiïtquellès il x^ ^bniàilt ^\\1^ èidîfe, eit qui, dénirééS de grâce et dé èaqûetlérie, n'âvèliënt jstiiiais eu dé prîi à ses yeux que par fâ confiance que lètfr rdùdeur hiâpi- ^ait. Les faussetés gracieuses et élégantes M éèlà de précieux qu'elles séduisent encore lorsque Pitiuéioh est passée. Les méùsonges d'une voix douce soiit encore de Tharmoniè; elle trouve, pour ainsi dire, dans lé charme que lui dotment les sentiments qu'elle affecte l6 dr(yit dé les exprimer; liiiâis une parole d'amitié grossière et biruyàiite qui perd sa franchise devient insupportable; c'est une injtîi'é détoldrnéë qui irrite, et avec laquelle il n e^ t>bint d'âccôiiitticdëffleirt. On se trouve entrahié à dissimuler avec une pêlrsônhe âdrôitè et dducernent perfide ; mais avec uft tartufe tapageur Vë&^rii lif^gué ne peut cacher ùi ébn mépi^is iii son dégoii]^.
Dès qu'n iùt pbHment péi^mfê dé Quitter lit. NâMiii, Edgar hii dit àâîêU. £ff ^ài'fitat^^èà^âiîllé i^ëëtts (te j^iêffS^'Ëdgar i^avàif fké écoim, Vméhc IpfS :
charmeras. M. de Lorville, pénétrant sa pensée, ne ré- {K)ndit qu'à elle, et refusa.
— Pourquoi non? reprit Frédéric ; je me fais une fête de t'y ramener.
-^ Bt moi, réprit sécbémeîit Ëiigar ^ Ht ièvôit (le {'y tiliâsèr.
a. liafvaux n'avait iiuïTé ènviè de fémenër éon artif ^^^
céCii petite danseuse qui avait àîmè Edgar âvsint tuf, 'éî qui, sans âôute, le préférerait encore ; il comprit qii'il était deviné^ el né put pardonner à M. dé Lqrviltë j'àdrééâé avec laquelle ît avait, pénétré Fa fausseté de son invitation, éC moins encore rinsolenïè générosité qui lalùî faisait réfuser. CTé^t pourquoi ii traçait d'Edgar un portrait si peu flatteur, idrsqù^il Té rencontra aux Tuileries.
•^ ï^ous disions eu mal de toi, mon cliér, tui avàit-il crié eà racKNrdânt. C'était encore une de ses malices, il disait la vérité, m^ en rfàni, dé inanière à ta fendre douteuse. Cetiè rusé ne' (^vrait être permise qu'aux femmes ; car leur gaîetè ést^ presque toujours de 1 embarras, et les ruses de 1 émotion ne
sont-elles pas toutes pardonnables?
Si. Nàrvaûx était, selon rexpréssipn aun vieux pnilosopffe
feindre d'imaginaireé pouf 4issimuler ceux ^ù'ôn a, él la troisième enén, c'est de les dire^ tout^ fiaut et en plaisàhiàni, comme s'ils ne pouvaient entrer dans la pens'é^. Cè{té fèmârque ma toujours poursuivie depuis ce temps ; il m arrive quel-
mystère même y veut agir; jpeu de gens se bornent à cacher eûmplement leur ambition et leur pensée, il leur eh coûté moins de les démentir^ ou, ce qui est bien piè, d en affecter de contraires.
XJi:
It LE LOBGNOir.
Edgar, qui commençait à comprendre le danger de son £atal lorgnon, n'osait en faire réprouve sur son meilleur ami. Il était si heureux de revoir M. de Fontvenel, si touché de sa cordiale amitié, et il aurait tant souffert, s'il avait fallu douter d'elle ! Hélas ! cette prudente précaution était déjà de la défiance. Une illusion que l'on ménage est comme une fortune qui se dédérange, le jour où le moi économie a retenti dans un cœur confiant, il est à moitié ruiné.
Edgar avait perdu cette fleur de bonhomie, cette virginité de l'erreur qui rendait sa jeunesse si brillante et son caractère si aimable. Adieu douce et confiante amitié, mille fois plus dangereuse que l'amour en tes égarements ; lui du moins sait qu'il est aveugle, il se défie et prend un guide ; mais toi, quinzeoingt sans le savoir, tu marches fièrement où tu crois qu'on t'appelle ; tu te fies en ta froideur, tu te reposes en ta faiblesse, tu te nourris de conseils importuns, tu te berces de vérités désagréables qui te rassurent ; et, dans ton erreur raisonnée, tu penses que ta route sera sans abîmes parce que tu la sais sans prestiges. Pauvre amitié, la plus amère des déceptions ! Edgar ne connaît d^à plus tes pures et entières jouissances ; il transige avec sa foi, il économise les épreuves ; et tandis qu'il croit s'abandonner aux charmes d'un discours afTectueux de son ami, une prudence voilée veille à ses réponses; la défiance travaille sourdement sa pensée, il met à part les projets dont il ne lui parlera pas, les petites aventures qu'il se promet de lui cacher, et qu'autrefois il lui eût confié de plein cœur. Enfin le doute, l'affireux doute, était venu se placer entre eux comme un espion implacable, et les deux amis, sans se rendre compte de leur malaise, ressemblaient à ces prisonniers qui ne peuvent recevoir de visites qu'accompagnés d'un gendarme, et qui s'étonnent de ne pouvoir soutenir It conversation avec leurs meilleurs amis.
«-Que voîs-je, il est six heures 1 s*écria M. Narvaux en passant devant Thorloge des Tuileries. Je suis en retard, je dîne chez mon oncle le ministre, et je vous quitte.
— Je te verrai demain, reprit M. de Fontvenel.
— Où donc ?
— Au bal chez Tambassadrice de ♦**.
— Quelle question I répond Frédéric d'un air important et presque indigné. Tu sais bien que je ne puis y aller.
Il donnait à entendre par ce ton décidé que sa position politique Tempéchait de se permettre un tel plaisir.
Edgar, impatienté de cette grossière minauderie, tira brusquement son lorgnon, et vit clairement que cet obstacle politique si grave, qui forçait M. Narvaux à dédaigner ce grand bal, n'était autre chose qu'un billet d'invitation quémandé depuis quinze jours, et qu'on n'avait point encore obtenu. Un sourire moqueur suivit cette découverte. Frédéric s'éloigna.
Resté seul avec M. de Fontvenel, et tenant entre ses mains ce miroir funeste où la vérité se réfléchit, Edgar ne put résister à la tentation de regarder son ami. Il était d'ailleurs excité par cette mdignation vindicative, ce mépris agitant qu'inspire la fausseté inutile, et qui donne une si grande impatience de la déconcerter. Il sentait qu'un pas de plus fait vers le désenchantement lui donnait le droit d'entrer en guerre avec la société, et que, fort des avantages de sa pénétration, il pouvait trouver dans le malin plaisir de son esprit ime compensation au naïf bonheur qu'il avait perdu. Courage, se disait-il, je serai du moins délivré des tortures d'une demi-confiance; si celui-là me trompe aussi, je ne croirai plus à rien, je briserai mon cœur, je serai libre, et je m'amuserai en me vengeant. Décidé à rompre le charme, M. de Lorville épiait le moment où il pourrait lorgner son ami sans en être regardé ; puis» contitinuant sa conversation :
— Ta petite sœur doit être bien belle maintenant. Te ressemble-t-elle ? Et comme pour s'assurer si cette ressemblance pouvait être un avantage, il fixa sur son ami son lorgnon implacable en écoutant sa réponse.