CHAPITRE VIII
RÉCONCILIATION GÉNÉRALE. — UN POLYPE INFEBlf AL.
Ce fut an grand jour que celai oh j'exécutai cette démarche hardie. Je levai la tête en déclarant que je saurais bien par force ramener Tordre dans nos affaires, et chercher la tranquillité qu'on me refusait. Il n\ avait plus k espérer qu'on pAt aliéner des biens, ni emprunter sur hypothèques. Mon parti était pris : il fallait m'obéir. Pour dernière tentative d'aocoininodenii6&t , j'engageai ma mère k se retirer a la campagne avec mes sœurs pendant un an , et k me laisser le gouvernement absolu de nos procès, de la succession paternelle et du partage. On me répondit avec indignation que j'étais un Néron. Sans disputet* davantage, je quittai la maison , et je louai un ^etit appartement dans la rue Sainte-Catherine. Des huissiers vinrent bientôt m'y poursuivre, armés de sommations dûment timbrées. « Demande de ma mère en restitution de son douaire , comme si j'eusse emporté dans ma poche les immeubles qoi lui servaient de garantie ; réclamation de mes deux beaux-frères d'une somme de deux mille ducats promise par contrat de mariage ; demande d'un notaire agissant au nom de mes sœurs mineures, pour leur entretien et leurs dotations; demande de neuf cents ducats pour indemniser madame Gaspard Gozzi de se* i»eines