‹ Nouvelles lecons sur la science du langage cours professe a l'institution royale de la Grande Bretagne en l'annee 1863 (volume 2)Chapitre 1 sur 44 · A. DURAND ET PEDONE LAURIEL, LIBRAIRES-ÉDITEURS · texte numérisé non relu

A. DURAND ET PEDONE LAURIEL, LIBRAIRES-ÉDITEURS

RUE CUJAS, 9 (âNCIENNE RUE DSS GRAs)

TABLE DES MATIERES

KOTirr SL'B LA VIE ET LES OUVRAGES DE M. MAX HÜLLER. (Ptgel ix à XXXV.]

eiBLWTBËUUE DU LINGUISTE.

IPxgei xxxtIJ à xlj.)

PREFACE DE l’auteur.

(Pagra xlUj à xUr.)

PREMIÈRE LEÇON

iNTRonucnoN.

(Page! I à Si.)

Matérbux innombrables dont dispose la science du langage : les langues des peuples civilisés; les patois et les dialectes de ces langues; les idiomes des peuplades nomades ou sauvages; les inscriptions en langues incon nues. Comment on est parvenu à déchifTrer les inscriptions cunéiformes. — Attrait particulier que présente notre science. — Importance du rang qu’elle occupe parmi les sciences de la nature. — Théories de certains gavants sur la place d'honneur que doivent occuper les dialectes |K>lynésiens et africains dans l'étude du langage. — Sqjet de ces nouvelles leçons. — Exemples pour montrer comment de pelils faits servent à découvrir de grands principes. — Principes sur lesquels doit reposer la science du langage. — Nécessité de nous garder des généralisations précipitées. Qu'il ne faut pas nous attendre à trouver les mêmes caractères dans des langues appartenant k des périodes différentes de développement, et que nous ne devons pas juger de toutes les langues d'après les mêmes critériums. — Résultats nécessairement différents de la corruption d’une langue monosyllabique comme le chinois, et de celle d'une langue k

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UoLe des matières.

flexions comme le latin. Le cochinchinois comparé avec le chinois. — Particularités du taîlicn et du cafre, le Te pi et le Vkuhlonipa. Comment de simples caprices peuvent, avec le temps, changer tout l’aspect d’une

langue Hypollic.se pour expliquer la coexistence de dialectes rudes et

de dialectes doux , comme le sanscrit et le pràcrit, l'éolien et l’ionien , le gadhélique et le kyinri, le haut et le bas allemand. — Causes de 1a grande diversité des dialectes parlés sur les rives de l’Amazone — Que la science du langage est le plus puissant auxiliaire de la psycliologie. — Division de ces leçons en deux parties : la première consacrée à l'étude des sons et aux principes les plus importants de l'étymologie; la seconde consacrée à la recherche des premières conceptions de l’esprit humain qui furent exprimées par le langage, aux principes fondamentaux de la mythologie, et à l’influence exercée par le langage sur nos pensées.

DEUXIÈME LEÇON

LE LAItGAGE ET L.\ RAISON'.

(Psgei S3 à US.)

Possibilité de former un langage artificiel. — Problème d’une langue philosophique et universelle proposé par Leibniz. — Essai d’un caractère réel et d'une langue philosophique, par Wilkins, un des fondateurs de la Société royale de Londres. Analyse de cet ouvrage. — Pourquoi aucune des langues parlées dans le monde n’a pu être formée ainsi artificiellement. — Alliance intime et indissoluble de la raison et du langage. — Comment les noms ont été formés. — Examen de la théorie de Locke

sur la connexion entre les mois et la pensée Anatomie de la structure

phonétique du langage. Les éléments primordiaux du langage ne sont pas les lettres, mais les racines. Erreur des philosophes grecs sur ce point. Étymologie de otoixtiov et de elementum. Examen de la nature des racines.

TROISIEME LEÇON

L’ALrnABET PHYSIOLOGIQUE.

(Pages 117 k 300.)

L’étude des sons élémentaires du langage est autre chose que celle de l’ai* phabet de telle ou telle langue donnée. — Toutes les classilicalions en usage |)our les lettres contiennent des termes dont le sens nous écha|i|ic et qui obscurcissent le problème au lieu de l’éclaircir. — Classification de Platon dans le Cratyle. — Classification des grammairiens grecs postérieurs. — Classification des grammairiens indiens. — Ouvrages récents relatifs à l’étiide de la voix. — Travaux relatifs aux mathématiques et à l’acoustique. — La réforme phonétique de M. Pitman. — Difliculté de l’étude que nous entreprenons. — Distinction des bruits et des sons. —

TABLE DES MATIÈRES

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Qe que nous pouvons distln^er dans toute note musicale : sa force, sa hauteur, son timbre. — A quoi tient la hauteur. — A quoi tient le timbre.

— Découvertes de M. Helmboltz. — Les notes harmoniques. — Expérience qui démontre la réalité de ces notes. — Nature de l’instrument anquel est dû le langage. — Description des organes qui concourent à la production de la voix. — Les voyelles sont le^ dilTérents timbres de notre voix. — Si toute voyelle prononcée a une tonalité. — Réduction des voyelles à leurs types élémentaires. — Principales variétés des sons voyelles. — Les diphthongues. — Phénomènes accessoires que présente la production des voyelles. — Voyelles nasales. — Consonnes. — Les deux esprits; ce que représentent ces mots fwrfc et doujc. — Diflérentes modifleations que subis.sent les aspirations dans leur double caractère de rudes et de douces. Sons gutturaux de l’arabe. — Les trilles. — Arrêts ou muettes. — Arrêts durs, ou ténues. — Arrêts doux, ou moyennes. — Arrêts nasaux — Arrêts aspirés. — Résumé de la classillcation des lettres.

— Tableau de l’alphabet physiologique.

Appet^ice : Dg la ’TBA.NSUTrÊHATloN oo Tba.nscription. L’alphabet de Lepsius; sa complication, modilications qu'il a déjà reçues. — Alphabet de Max Mûller. — Alphabet de Sir William Jones.

♦ QUATRIÈME LEÇON.’

LES CHANGEMEiNTS PBONÉnQDES.

(Pi«es SOI i ItS.)

Richesse on pauvreté des différents alphabets. — Influences diverses qui inodiflent les sons alphabétiques. — Statistique du nombre des consonnes dans les principales langues. — Articulation imparfaite. Exemples de diverses consonnes qui manquent en différentes langues, impuissance de certaines peuplades et nations à prononcer certaines lettres, et à distinguer certains sons. Les changements phonétiques, divisés en deux classes : les uns sont dus à la paresse et produits par un reLlchement des muscles ; les autres sont l’eflht du développement dialectal et de certaines idiosyncrasies phonétiques. Exemples de ces variations dialectales dans les langues aryennes : hypothèse pour en expliquer l’origine. — Corruption phonétique. Effets divers produits par la tendance qui existe chez les hommes à simplifier le travail de la parole. Origine des consonnes doubles et des voyelles initiales euphoniques.

CINQUIEME LEÇON

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