NOTICE SDR LA VIE
mières leçons, avant d'être envoyé à l'école ducale de Dessau , où il se distingua de bonne heure, nous disent ses biographes allemands, par la vivacité de son esprit, par son amour du travail, et par un remarquable talent pour la musique. A. l'âge de douze ans, le studieux enfant fut envoyé à Leipsick. Là, selon les habitudes allemandes, il fut reçu dans la famille d'un des professeurs, et il fit ses classes à la Nicolaischule : c'était le même collège qui, cent quatre-vingts ans plus tôt , avait eu pour élève le grand promoteur de la science du langage, Leibniz.
Après de fortes et brillantes études, terminées en 1 841 , M. Max Mûller commença à suivre les cours de l'Université de Leipsick. Cédant à sa vocation pour la philologie comparée, il étudia avec ardeur l'hébreu et l'arabe, et bientôt le sanscrit, sous la direction d'un indianiste fort distingué, Hermann Brockhaus, qui fut son premier guide dans cette voie où il devait trouver une mine si riche, et conquérir une si belle renommée. En i843, il passa ses examens pour le doctorat; et telles étaient son opiniâtreté au travail et sa rare facilité, qu'en l'année suivante nous le voyons publier à Leipsick son premier ouvrage, une traduction allemande d'un célèbre recueil de fables indiennes, Y Hitôpadéia.
Cependant, si étendues que fussent ses études philologiques, elles ne l'absorbaient pas tout entier. A cette époque, il y avait à Leipsick une société de jeunes poètes, devant laquelle M. Max Mûller lisait souvent de charmantes poésies, et ceux qui les ont