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le moment à Calcutta dans le seul but, tenu par lui extrêmement secret, de résoudre le fameux problème historique que l'Académie de Moscou avait mis au concours : Dire et déterminer ttune manière précise à quelle espèce de poissons, dont la race est, nous assure-t-on^ perdue^ appartient le petit poisson bleu clair que presse quelque/ois dans sa main le dieu Vichnou. Sachant, disonsnous, que M. Amiel, qui voulait passer sur le corps de tous ses concurrents, relativement à ce grand prix de cent mille francs, habitait Calcutta, où il n'était venu, prétendait-il faussement, que pour éclaircir le sens du quatre-vingt-dixième verset des Pouranas, prière habituelle des Indiens, le gouverneur avait jugé merveilleusement à propos de remployer comme conciliateur dans la fameuse et sanglante querelle des peuples de rinde, au sujet de l'adoration du feu. Quand le gouverneur lui demanda, avant de l'attirer à Bénatès, s'il connaissait le phalou :
« Je ne connais que cela, avait répondu M. Amiel.
— Je prévoyais votre réponse, » avait dit à son tour le gouverneur.
On sait comment M. Amiel avait été triomphalement accueilli par les brames. Le reste de son histoire se place naturellement dans celle que nous racontons.
Son confrère, sir James Crawford, était Anglais, natif du Northumberland, vrai type des savants anglais : irascible, maigre, vêtu de noir, portant une cravate blanche très lâche, des sou-