LETTRE XXXII
AU ROI , A MADRID
( ?Pari», — ?février — 1526.)
Monseigneur, je vous ouse plus que jamais asseurer la santé de Madame, avecques tous les vostres, estre telle que vous la desirez et mieux qu’elle n’a esté, comme ce porteur vous dira, qui en a veu la vérité, lequel elle a retenu , jusques à ce qu’elle se trouve si bien que le savoir vous en fist contentement; car, après vostre venue , ne desirons plus grant bien que de vous pouvoir par lectre donner consolacion , attendant l’heure bien heureuse que, non seulement ceux qui de si près vous touchent, mais que tout le monde doit demander à celuy seul qui la peult donner et donnera, comme en luy avons nostre parfaite fiance; dont incessamment est importuné par continuelles prières que fait faire Madame avecques telle foy et vraye espérance, que je ne doubte point que celuy qui luy donne la grâce de si bon cueur le prier et pouvoir porter la peine que pour vos affaires elle fait, ne luy veuille donner l’effet de la seule fin qu’elle prêtent. Vous sup-
pliant , Monseigneur , bien que assez le savez, souvent penser quel plesir elle et nous tous avons quant nous soumes asseurés de vostre bonne santé, que je supplie nostre Seigneur, avecques tout ce qui s’y peult souhaiter, la vous donner telle que la vous desire aultant que son salust
et seur Marguerite.
[ Ms. lettre 130. ]