AN IM AD VERSION ES AD WEIGELIUM
judico, magis etiam quàm in mathematicis receptis. Cujus rei ratio est, quôd in nunieris et figuriset notitiis quæ ab his pendent, regitur mens nostra Àviadneo quodam filo imaginationis atque exemploruin, habetque in promptu comprobationes quales. Arilhmetici probas vocanl quibus facilè revincuntur paralogismi. Àt in metaphysicis (prout tradi soient hactenùs), hisauxiliis destituli snmus, cogimurque supplereipsoratiocinandirigorequod comprobatione vcl examinibus deest. Itaquelieet complures egregii viri in metaphysicis nobis demonstrationes sunt polliciti, puto tainen indulgentiùs plerumquè egisse, et paucissimas rarissimasque nos in hoc genere de- , monstrationes habere quæ hune titulum animo mereantur.
Verissimam judico Veigelianam sententiam et à receplà doctrinâ non abhorrentem, quôd conservatio divina sit continua creatio rcrum cæteiarum, idque ex ipsà notione entis dependentis fluere arbitror, cùm non magis primo suæ existentiæ momento, quàm cæteris omnibus, à Deo dependeat. Itaque creatio et conservatio tantùm extrinseca præexistentis aut uon præexistentis similis operationis connotatione differunt, ita ut creatio sit conservatio inchoata, quemadmodùm conservatio est creatio continuata. Faleor tamen in modo probandi Veigeliano mihi non riihil aquam hærere et desiderari adhùc nonnulla ad pleuam et absolutam demonstrationem existentiæ divinæ hioc deductam.
plus d’estime des travaux de ceux qui y mettait tous leurs soins. Mais l’art de démontrer les propositions de la métaphysique, suivant moi, demande des précautions et une exactitude extrêmes, plus grandes même que dans les sujets de mathématiques reçus. Et la raison est que dans les nombres, les figures et les notions qui en dépendent, notre esprit a pour se conduire un fil d’Ariane dans l’imagination et l’exemple ; et qu’on a sous la main ces moyens de contrôle que les arithméticiens appellent preuves, et qui nous amènent vite à découvrir les paralogismes. Mais dans la métaphysique commune nous manquons de ces aides, et il y faut suppléer par la rigueur du raisonnement ce qui manque du côté des moyens de preuves et d’examen. Et, bien que beaucoup d’excellents hommes nous aient promis des démonstrations métaphysiques, je crois qu’ils se sont fiattés, et que nous possédons fort peu et de très-rares démonstrations en ce genre, qui soient vraiment dignes de ce titre.
Je tiens pour vraie et pour conforme à la doctrine reçue la'preuve de Weigel,quela conservation divine est la création continue des autres choses, et je crois que c’est une suite de la notion de l’être dépendant, puisqu’il ne dépend pas moins de Dieu au premier moment de son existence que dans tous ceux qui suivent. Donc la création et la conservation ne diffèrent que par le caractère extrinsèque du développement préexistant ou non, mais qui est au fond le même. La création n’est donc qu’une conservation commencée, et la conservation qu’une création continuée. Et, toutefois, j’avoue que dans la preuve de Weigel, la soif me vient et que je voudrais encore