A SON COUSIN
Saint François lui envoie une lettre de son oncle M. Bonvilars.
AChambcry, le 2 avril 1612.
Monsieur mon Cousin,
Voyla une lettre de M. Bonvilars nostr' oncle, à laquelle je ne puis faire autre response que celle que vous m'ordonnerés.
Cependant je demeureray de vous et de madame ma cousine,
Très affectionné , plus humble cousin et serviteur,
François , Evèque de Genève.
74 LETTRES INEDITES
i4i« LETTRE.
L'original est conservé aux archives de la cour de Turin. A S. A. CHARLES EMMANUEL 1er, DUC DE SAVOIE.
Saint François recommande à S. A., M. de Corsier, ecclésiastique converti à la foi catholique , qui devoit rececoir de la sainte maison de Thonon une pension de cinquante écus d'or.
Anneci,2 mai 1612.
Monseigneur,
Puysque ça esté l'intention de S. A. , que la saintemayson de Thonon servit de refuge à ceux qui, de l'hérésie se convertiroyent à la sainte religion catholique et que pour cela, eh" a commandé par lettre expresse, et par mon entremise encor, que des revenuz d'icelle Sainte Mayson, fussent donnés cinquante escus d'or de pension annuelle au sieur de Corsier, gentilhomme bien né qui , depuis sa conversion qu'il fît entre mes mains, a tousjours vescu fort vertueusement en bon ecclésiastique après avoir perdu tous ses biens ,• il recourt à V. A. S. , affin qu'il luy plaise de luy faire ef fectivement jouyr de ce bienfait, que la Sainte-Mayson ne nie pas luy estre deu , mays qu'elle dit ne pouvoir payer , parce que les deniers que S. A. luy a assignés pour sa fondation, manquent. Or, Monseigneur, le sieur Gilette estant en cour, et ayant charge des affaires de la
Sainte-Mayson , je croy que si V. A. luy commande efficacement de faire trouver la ditte pension, il le pourra 1 >i»Mi faire : er si d'ailleurs, les Pères de l'Oratoire entrent en la Sainte-Mayson, on espargnera les gages que l'on donne aux ecclésiastiques séculiers qui y sont maintenant , et de cette espargne on pourra payer cette pension et faire plusieurs autres bonnes affaires, qui sont les deux moyens que je voy, quant à présent, plus propres pour remédier à la misérable pauvreté de ce gentilbomme, pourveu qu'il playse à V. A. , que bien tost on les prattique, ainsy que très humblement je l'en supplie,
Monseigneur ,
Qui suis , vostre très humble , très fidelle et très obéissant orateur et serviteur,
François , Ev. de Genève.
i4a« LETTRE.
L'autographe est conservé aux archives de la cour de Turin.
A S. A. CHARLES EMMANUEL 1er, DUC DE SAVOIE.
Saint François demande à S. A. la permission de prêcher le carême à Lyon.
Anneci, 2G mai 1012.
Monseigneur,
Je suys conjuré de la part de MM. les doyen et comtes de Saint-Jean-de-Lion, de leur accorder mes prédications pour le caresme prochain; la qualité de cett' église-
76 UETTRES INÉDITES
là, qui est si honorable entre toutes celles de France; le voysinage, et perpétuel commerce de ceux de ce païs-ci avec les Lionnois, l'honneur que ces seigneurs m'ont fait de m'envoyer exprès monsieur le comte de Saconay, originaire sujet et vassal de V. A., et le quel tient un rang fort principal entr'eux , me convie à ne point refuser en une si affectionnée et digne recherche, seulement, ay-je réservé le bon plaisir de V. A., sous le quel je veux tousjours vivre; qui me fait la très humblement supplier de me faire sçavoir ce qu'elle aura agréable pour ce sujet, tandis que je continueray mes vœux pour sa prospérité , comme doit ,
Monseigneur,
Son très humble , très obéissant et très fidèle orateur et serviteur ,
François , Evesque de Genève.
i43« LETTRE.
L'original est conservé dans les archives du chapitre dcModène.