‹ Nouvelles lettres inéditesChapitre 27 sur 110 · C. de Cavour · texte numérisé non relu

C. de Cavour

tino Reta, Nicolô Accame, l'orfèvre Ant. Gianué Borzini. le marquis ti. B. Cambiaso, l'avocat Frédéric CampaneUa, G. B. Albertini, orfèvre, et Weber, qui purent prendre le large avant que la ville fût au pouvoir ta général Lamarmora.

Mon cher ami,

16 avril 1849.

Ma course à Leri n'a pas été longue. A peine étais-je arrivé, que j'ai reçu une lettre pressante du ministère qui me rappelait à Turin. Ces messieurs voudraient que j'allasse à Milan, aider Boncompagni (1) et Dabormida (2). Je ne veux adhérer à leur désir qu'autant que j'aurai la faculté de conduire les négociations à ma guise; ce à quoi ces messieurs ne sont guère disposés à consentir. Dans ce cas, je retournerai à mes champs.

(1) Plénipotentiaire du Piémont, pour le traité de paix avec l' Antriche. Charles Bon-Compagni di Mombello, né en 1804 à Saluggia, s'occupa activement en 1845 de la création des Asili infantiîi à Turin, et fat chargé de la compilation des Lettres Patentes, par lesquelles le gouvernement régla alors les écoles magistrales du Piémont — Ministre de l'instruction publique dans le 1er cabinet constitutionnel présidé par César Balbo (16 mars à 27 juillet 1848), puis dans celui présidé par Alfieri, il prit une large part aux tentatives faites pour constituer une ligue entre le Piémont, Home et la Toscane. Après la défaite de Novare, il fut chargé, avec Dabormida, de négocier la paix avec l'Autriche. Député au Parlement pendant plusieurs législatures, — il fut appelé, lors du 2e cabinet d'Azeglio (1852), à diriger le ministère de l'instruction publique et de grâce et justice; c'est lui qui proposa la fameuse loi sur le mariage civil, que la Chambre approuva, mais que le Sénat repoussa. Il présida la Chambre pendant la 5e législature. En 1857 il fut ministre plénipotentiaire du Piémont en Toscane, et lorsque, après la fuite du grand-duc Léopold II, un gouvernement provisoire y fut constitué et que la Dictature fut offerte à Vie tor-E manuel, celui-ci nomma Boncompagni son commissaire extraordinaire, fonctions qu'il remplit ensuite aussi, à Bologne, avec un dévouement et une intelligence remarquables, jusqu'au Plébiscite de l'Italie Centrale, le 5 novembre 1860.

(2) Dabormida, Voir Lettre CCCXCVIII.

Si vous avez versé le 13, vous devez être dans les 10 premiers millions, j'irai en parler à Nigra. J'irai également parler à Bona pour finir l'affaire des rails. Je suis pressé que ce compte soit liquidé, pour pouvoir terminer avec Golzio et Bignon.

Dites-moi quel est notre correspondant à Milan. Est-ce Ulrich et Brot, ou Vallabio et Berani?

Adieu, à la hâte, mille amitiés.

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