‹ Nouvelles lettres inéditesChapitre 31 sur 110 · C. de Cavour · texte numérisé non relu

C. de Cavour

(1) Costantino Reta, ancien directeur du journal le Mondo illustrato, courrier du gouvernement, élu député du collège de Santhià, en 1848. Le parti ministériel avait voulu le faire exclure de la Chambre, parce qu'il le considérait comme salarié par le gouvernement, puisqu'il était courrier, mais celle-ci (Séance du 6 novembre 1848) valida, avec une assez forte majorité, l'élection de Reta, qui prit, dès-lors, rang dans le parti de l'opposition. Gravement compromis dans les événements de Gênes, en mars 1855, auxquels il prit une large part, et où il fut un des triumvirs du gouvernement provisoire, Reta avait été condamné à mort, par contumace, et avait dû se réfugier en Suisse.

La validité de son élection par le collège de Santhià, fut donc contestée au Parlement, qui, dans sa séance du 30 juillet, sur la proposition de Rattazzi, vota: 1° que l'élection de C. Reta par le collège de Santhià était valide, — mais 2°, que le député Reta ne pouvait être admis à la Chambre, vu la sentence en contumace qui le frappait.

(2) Angelo Brofferio (1802-1816), avocat distingué du barreau de Tarin, compromis en 1830 dans une conspiration, passa 6 mois en prison et y écrivit ses célèbres poésies et chansons en dialecte piémontais, — auteur de I Miei Tempi, La Storia del Piemonte, Le Tradizioni ita~ liane e la Storia del Parlamento. ' — Amant platonique de la République, il fut un ami fidèle de la Monarchie, dit un de ses biographes. — Orateur des plus brillants, il siégeait à l'extrême gauche de la Chambre, comme député du collège de Caraglio, et s'il ne fut pas le chef de la gauche, comme Rattazzi ou Valerio, il en fut un des plus ardents et féconds défenseurs.

(3) Urbano Rattazzi, né à Alexandrie en 1810, avocat des plus distingués du barreau de Turin, entra au Parlement en 1848, comme député d'Alexandrie, qu'il représenta pendant 11 législatures, c'est-à-dire, jusqu'à sa mort. Il commença sa réputation comme homme politique, lors de la question de la Constituante que la Lombardie réclamait, après les cinq journées de Milan, pour régler son union avec le Piémont, et

Mon cher ami,

Turin, 14 août 1846.

Je sors du Conseil des ministres, il a été décidé qu'on présenterait aujourd'hui même, à la Chambre des députés,

combattit Cavour et Pinelli, qui s'opposaient à cette constituante, dont les tnrinais craignaient que le résultat ne fût le transport de la capitale à Milan. Pen après, il fit partie dn cabinet Casati, en qualité de ministre de l'instruction publique, puis d'industrie et commerce. Il devint ensuite, le chef du parti de l'opposition, et fut appelé à faire partie du cabinet Gioberti, comme ministre de grâce et justice. En désaccord avec celui-ci, qui voulait que l'armée sarde intervînt en Toscane pour y rétablir sur son trône le grand-duc Léopold II, Charles-Albert le chargea avec Chiodo, de former un nouveau cabinet, durant lequel eut lieu le désastre de Novare, dont on voulut le rendre responsable en grande partie. Ce cabinet ayant dû se démettre, Rattazzi constitua dans le Parlement, le Centre gauche, opposé au Centre droit, qui avait Cavour pour chef. Ces deux Centres fusionnèrent en 1852 et formèrent ce qu'on a appelé le Connubio, qui, ainsi, constituait la majorité. A la mort de Pinelli, Rattazzi fut appelé à présider la Chambre. En 1354 il devint ministre de grâce et justice (cabinet Cavour), et ce fut loi qui proposa la loi sur les corporations religieuses, qui, malgré la furieuse opposition du parti clérical, fut votée le 29 mai 1855, mais valut & son auteur de nombreux et implacables ennemis, et le força de se démettre. En 1859, après la paix de Villef ranch e et la démission de Cavour, il fut chargé, avec Lamarmora, de former un nouveau cabinet, sous lequel s'opéra l'annexion de la Toscane, de Bologne et des duchés de Parme et Modène. — En 1860, Rattazzi combattit la cession de Nice et de la Savoie a la France. — En 1862, il fut de nouveau chargé de former le cabinet, et il s'y rendit de nouveau fort impopulaire, ayant cru devoir s'opposer aux tentatives de Garibaldi (Asprononte, 27 août 1862), et son cabinet tomba le 16 décembre 1862. — En 1867, il fat de nouveau chargé de former un cabinet, sous lequel ent lieu la fatale affaire de Mentana, qui le força de nouveau à se démettre et le fit haïr, à la fois, par les libéraux et par les conservateurs. H redevint alors un des chefs de l'opposition parlementaire, et ■ouxot à Frosinone le 5 juin 1873.

le traité, avec un projet de loi portant la création des rentes qu'il faudra donner en garantie à l'Autriche.

Mr de Bruck n'a pas voulu accepter en payement, nos rentes à 80. Il ne voulait les compter que 75, j'ai été d'avis de refuser cette offre.

Je crois que les chambres sanctionneront la paix, s'il en était autrement on les renverrait chez elles.

Je vous enverrai, aujourd'hui ou demain, de 12 à 15 mille francs, ce qui doit solder mon compte courant.

Je suis, dès à présent, en mesure de payer 30 actions de la Banque, que je compte garder indéfiniment.

Voyez si vous êtes préparé à faire les fonds pour ce que nous garderons à compte à demi, ou si je dois chercher à me procurer une partie des fonds, dans le cas où nous ne vendrions pas la majeure portion de nos actions avant l'époque du premier versement.

Dites-moi si je dois pousser Gtolzio pour qu'il vous paye, en m'indiquant, au juste, ce qu'il vous doit.

Il serait également temps de pousser le règlement du compte de Thompson et Foreman.

Croyez, mon cher ami, à mes sentiments dévoués.

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