CCXXXIII
2 août 1849.
Mon cher ami.
La réunion d'hier s'est très bien passée. Nigra a lu un discours que je lui avais composé, et que vous lirez demain dans le Risorgimento. Il a proposé ensuite l'adoption des bases du projet de fusion. L'assemblée a accordé une approbation unanime, en conférant au conseil de régence les Iwuvoirs les plus étendus pour terminer avec Gênes, et I>our obtenir du Parlement les modifications nécessaires au statut.
Il m'a paru que les actionnaires étaient très-satisfaits. J'aurais pu vendre à 10 %, j'ai préféré attendre, car, la paix paraissant près de se conclure, il est probable que nous ferons mieux.
SI — Bert. Lettres de C. Cavour.
La Chambre a été très sage au sujet de Beta (1). Sauf Brofferio (2), qui fait bande h part, personne n'a parlé en sa faveur. Rattazzi (3), lui-même, a formulé le vote, qui le déclare non admissible.
Nous aurons quelques moments de répit.
Adieu, à la hâte, mille amitiés.