‹ Nouvelles lettres inéditesChapitre 34 sur 110 · C. de Cavour · texte numérisé non relu

C. de Cavour

CCXXXVH.

20 août 1849.

Mon cher ami,

J'ai reçu ce matin, une lettre de votre maison, contenant une traite sur (Mzio, que vous me dites de faire accepter; avant de la lui présenter, je désire savoir si vous lui avez écrit pour lui annoncer que vous alliez tirer sur lui.

Si la victoire décisive remportée par Haynau sur GrOrgey, se confirme (1), nos députés ne chicaneront plus tant sur la paix, et nous pourrons espérer une période de tranquillité. Je crains seulement les excentricités financières de la Chambre. Je crains que, sous l'influence des idées du

(1) Le 1er corps de l'année hongroise, sons les ordres de *Dembinski, avait été défait, près de Szôreg, le 5 août, par le général autrichien Haynau. Arthur GSrgey, général en chef des hongrois, crut alors devoir capituler, et se rendit au général russe, Rûdiger, avec toutes ses troupes, le 14 août, près de Vilagos (Arthur Gôrgey, Ma vie et mes œuvres en 1848 et 1849, voL IV, pag. 195 et 260).

professeur Pescatore (1), elle ne fasse un peu de socialisme.

Au reste, tant que la France se garantira de cette plaie,

elle n'est pas à craindre chez nous.

Pareto (2) n'a pas été inconvenant, en allant s'asseoir

an fauteuil de la présidence.

Adieu, mille amitiés.

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