‹ Nouvelles lettres inéditesChapitre 35 sur 110 · C. de Càvour · texte numérisé non relu

C. de Càvour

CCXXXVH1.

23 août 1849.

Mon cher ami,

G. est venu, de lui-même, accepter la traite que vous avez fournie sur lui. Je n'ai pas pu lui refuser de lui rendre ses mandats, c'eût été un affront qu'il ne mérite pas, car, au fond, je le crois fort bien dans ses affaires et seulement momentanément gêné.

La Chambre a de la peine à réprimer ses instincts violents; ils percent à chaque instant.

Hier encore, elle a été dégoûtante dans l'affaire de l'archevêque (3), malgré cela, elle ne veut pas renverser le ministère.

(1) Mathieu Pescatore, professeur de procédure civile, puis de philosophie du droit, à l'Université de Turin, député du collège de Pont, nommé sénateur en 1873. Membre de la gauche, puis du centre gauche, très-compétent en matière de finances, prit une part active à toutes les questions y relatives. Fat avocat général de la Cour de cassation & Turin, puis à Home. — Mourut en 1879, entouré de l'estime et de la vénération universelles.

(2) Lorenzo Pareto présida la Chambre des députés pendant la 2e législature, ayant pour vice-présidents: les avocats Benedetto Bunico et Agostino Depretis.

(3) L'archevêque de Turin avait quitté son diocèse, depuis près d'une année, et s'était retiré en Suisse. Dans la séance du 22 août, le député Siotto-Pintor interpela le ministère à ce sujet, et, après une longue et

Avec vos 20,000 francs, je suis largement en mesure d'effectuer nos versements. Pour le moment, nos actions sont froides. La spéculation se porte de préférence sur les fonds publics, qui sont très recherchés.

Nigra est convaincu que l'Autriche acceptera nos rentes à 30. Le dénouement des affaires de Hongrie pourra l'engager à consentir à notre demande, dans l'espoir que toutes les valeurs montent.

Adieu, mille amitiés.

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